- Le regain de tension entre les États-Unis et l’Iran a eu un effet non seulement sur le prix du baril de pétrole, mais aussi sur les taux obligataires.
- Celui de la France a augmenté pour atteindre 3,9% lundi 13 juillet 2026.
- Notre éditorialiste économie Nicolas Doze livre son analyse sur LCI.
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La Matinale
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Des taux obligataires regardés avec fébrilité. Ces taux, qui sont ceux auxquels la France emprunte, constituent le « baromètre de la confiance que nous accorde le reste du monde
« , explique l’éditorialiste économie Nicolas Doze sur LCI.
« Plus on nous fait confiance, plus on pense que tout va bien, plus le taux est bas. Si on pense qu’il y a un risque sur la France, sur sa solidité, sur sa crédibilité, c’est là où la prime de risque augmente et c’est ce à quoi on assiste aujourd’hui
« , résume le spécialiste dans une séquence à retrouver dans la vidéo en tête de cet article.
Et de poursuivre : « Tous les gestionnaires du monde entier, les assureurs, les banquiers, les fonds souverains, les fonds de pension doivent détenir de la dette publique des États-nations. C’est une sécurité. C’est un titre infaillible, une dette publique, parce qu’un État est éternel.
«
Un créancier qui perd confiance dans un État peut décider de ne plus acheter de sa dette. Celle de la France est par ailleurs détenue à 56% par des créanciers non français. « Moins on détient notre dette, moins on est souverain sur la maîtrise de notre avenir
« , avertit Nicolas Doze. Si un État ne fait pas faillite, il peut cependant ne plus être en capacité de rembourser sa dette. Dans ce cas, il fait défaut et ne peut plus emprunter. « Si on n’est plus en capacité d’emprunter, on a au maximum deux mois de cash devant nous dans les caisses de l’État français
« , conclut l’éditorialiste.









