- Les relations à sens unique se traduisent par un déséquilibre où un partenaire s’investit plus que l’autre.
- Ces liens sont souvent marqués par le narcissisme ou l’attirance physique superficielle.
- S’éloigner de ces schémas est vital pour préserver sa santé émotionnelle.
Les relations amoureuses ne sont jamais de longs fleuves tranquilles. Et même si deux personnes sont en couple, ont l’impression d’avoir été choisies, l’une d’elles peut sentir que quelque chose ne fonctionne pas. Une relation déséquilibrée peut être toxique sur le long terme et elle peut faire beaucoup de mal sur le plan émotionnel. Elle se caractérise par le fait qu’un « partenaire s’investit énormément tandis que l’autre peut se montrer plus contrôlant, distant ou indifférent
« , explique la psychologue et coach relationnelle Annie Tanasugarn dans un article publié dans Psychology Today
. La relation est donc à sens unique, si bien qu’avec le temps « vous pourriez remarquer un malaise dans la relation : vous vous sentez peut-être négligé(e) émotionnellement, surmené(e), ou visible uniquement pour votre partenaire pendant les rapports sexuels ou lorsque cela l’arrange
« .
La relation unilatérale peut être sérieuse, passionnée et intense, mais elle est marquée par une non-réciprocité. L’une des personnes remplit une fonction pour l’autre. Elle stabilise son chaos, elle l’empêche de se retrouver seule, elle conforte son estime de soi, elle régule son ego. « Les relations unilatérales sont particulièrement fréquentes chez les partenaires narcissiques
« , souligne la psychologue. C’est aussi souvent le cas dans les relations pansement où « l’on recherche et utilise un partenaire pour éviter la solitude
« , or « ces relations reposent souvent uniquement sur l’attirance physique
« . Les conversations sont souvent superficielles, sans risque et l’autre manque de cohérence émotionnelle. « Le partenaire peut se montrer attentif et intéressé à un moment (souvent lorsqu’il ou elle a besoin de quelque chose), puis émotionnellement distant ou indifférent l’instant d’après
« , souligne Annie Tanasugarn.
Une dépendance affective malsaine
Autre signal : la prise de décision est unilatérale et marque un déséquilibre, notamment sur le plan social, financier ou sur le terrain de l’ambition. Le partenaire prend des décisions qui confortent « son besoin narcissique d’afficher son admiration ou son pouvoir
« , sans inclure l’autre et peut minimiser les besoins et les sentiments de l’autre. Enfin, dans une relation à sens unique, le liant du couple est principalement le contact physique. L’intimité « peut se substituer à la proximité émotionnelle
» et devient alors un outil et non plus une expérience à deux, elle devient également un moyen de renforcer « le contrôle et la manipulation, masquant toute réciprocité et présence émotionnelle authentiques
« .
À terme, ce type de relation peut impacter la confiance de la personne qui porte à bout de bras le couple. À force d’être présente pour l’autre, elle s’oublie. Pire, c’est un terreau fertile pour normaliser une dépendance affective malsaine, ce qui nuit à la santé émotionnelle et physique. Pour la psychologue Annie Tanasugarn, s’éloigner et mettre fin à la relation peut être nécessaire afin de casser la dynamique déséquilibrée. Elle conseille également d’apprendre à repérer ces schémas pour ne pas les répéter.











