- Une école maternelle d’une cité d’Alès, dans le Gard, a été la cible vendredi matin d’une tentative d’incendie.
- Aucun blessé n’est à déplorer, les adultes et les enfants n’étant pas encore arrivés à l’heure du sinistre, a indiqué le procureur de la ville.
Une école maternelle d’une cité d’Alès, dans le Gard, a été la cible tôt vendredi matin d’une tentative d’incendie qui n’a pas fait de blessé, les adultes et les enfants n’étant pas encore arrivés, a indiqué le procureur de la ville, Abdelkrim Grini. Des bouteilles en plastique « avec un liquide inflammable à l’intérieur »
ont été retrouvées, et ce même liquide a été « répandu le long des murs »
de l’école maternelle du quartier des Promelles, ce qui démontre « l’origine manifestement criminelle »
du sinistre, a précisé à l’AFP le magistrat du parquet.
C’est l’agent technique de l’école qui, voyant de la fumée sortir du local technique, a appelé les pompiers vers 7h du matin. Ceux-ci sont parvenus à circonscrire rapidement l’incendie, selon la même source. « Si l’agent était arrivé dix minutes plus tard, l’école aurait brûlé »,
a souligné le procureur, qui a fait état de dégâts peu importants, surtout causés par la suie.
Un lien avec une opération de police ?
Une enquête « pour dégradation par incendie »
a été ouverte « contre X, parce que pour le moment, aucune personne n’est ni identifiée, ni interpellée »,
a expliqué M. Grini.
La justice n’a a ce stade pas d’élément formel établissant un lien avec une vaste opération de police qui s’est déroulée il y a une dizaine de jours à Alès, notamment dans ce quartier des Promelles connu pour son point de deal, « mais c’est une hypothèse que nous étudions »,
a expliqué Abdelkrim Grini.
Du 10 au 12 mars, quelque 150 policiers étaient intervenus dans cette ville de 46.000 habitants du nord du Gard où trafiquants locaux et affiliés au groupe criminel marseillais DZ Mafia s’affrontent pour le contrôle des points de deal depuis l’été dernier.
Quinze personnes avaient été interpellées, dont sept ont été placées en détention provisoire et quatre sous contrôle judiciaire, tandis que d’importantes saisies (armes, véhicules…) avaient été effectuées.











