- Un habitant de Trèves (Allemagne) était mécontent des cris poussés par les femmes dans une maternité.
- Il est donc allé en justice.
- Il est parvenu à trouver un accord : les femmes ne pourront plus accoucher dans la chambre dont il se plaignait.
C’est une histoire improbable que rapporte « Bonjour ! La Matinale TF1 ». À Trèves, dans l’ouest de l’Allemagne, un homme excédé a porté plainte et saisi la justice pour les « nuisances sonores ». Voisin d’une maison de naissance, il n’a pas supporté les cris des femmes qui accouchaient. Selon lui, ces hurlements constituaient une nuisance sonore insupportable. Il n’habite qu’à une dizaine de mètres de la salle dans laquelle les femmes enceintes donnent naissance.
Un gros investissement
Pour permettre de mettre au monde des nouveau-nés, une organisation à but non lucratif a investi plus de 5.000 euros dans l’aménagement de la maternité. La chambre, objet du litige, comprend une grande baignoire qui sert pour l’accouchement, nous apprennent nos confrères de SR info (nouvelle fenêtre). Les sages-femmes et les futures mères ne pourront plus l’utiliser. Si le procès n’est pas allé au bout pour aboutir à un verdict, les deux parties sont parvenues à trouver un accord. Contactée par le site d’informations allemand, Britta Weizenegger, maire de Trèves, explique que « le tribunal a clairement indiqué que la pièce semble inutilisable. Dans le pire des cas, cela entraînerait le retrait définitif du permis de construire et menacerait ainsi la fermeture de l’ensemble de la maternité »
. C’est pourquoi il a été convenu que la chambre en question pourrait servir pour les soins préventifs, mais plus pour les accouchements.
Comment la maternité va-t-elle pouvoir faire ?
Cette nouvelle a été très mal accueillie par le personnel de la maternité. Et pour cause, 90% des familles choisissaient cette salle pour accoucher. Pour faire face, l’équipe de sages-femmes a d’ores et déjà loué des locaux au quatrième étage d’une résidence pour personnes âgées. Mais elles manquent de moyens. Elles ont déjà reçu une aide de 6.000 euros. De nouvelles discussions avec les acteurs locaux vont se tenir afin de décider d’un nouveau soutien financier.












