- Le 20 janvier, Léon Stablo, 87 ans, était retrouvé mort chez lui à Branne.
- L’ancien premier adjoint au maire de cette commune présentait plusieurs blessures.
- Un homme, qui avait acheté la maison de la victime en viager, a reconnu le meurtre.
Il ne voulait pas dépenser plus et voulait récupérer son bien. Ce vendredi, le procureur de la République de Bordeaux annonce qu’un homme de 38 ans a été mis en examen et écroué jeudi 22 janvier après le meurtre d’un ancien élu. Le corps de la victime, Léon Stablo, ancien premier adjoint au maire de la commune de Branne, avait été découvert mardi dernier à son domicile par un membre de sa famille.
La piste criminelle a tout de suite été privilégiée par les enquêteurs de la gendarmerie nationale, après la découverte de traces de sang mal effacées à proximité du cadavre. Des projections de sang ont également été découvertes dans d’autres pièces de la maison ainsi que sur la poignée d’une fenêtre ouverte, alors que le domicile était verrouillé de l’intérieur. Par ailleurs, la victime présentait des traces de coups au visage probablement causées par un objet contondant, ainsi que des hématomes au niveau des mains. Rapidement, les enquêteurs ont eu un suspect dans le viseur.
Il pensait depuis plusieurs mois à tuer cet homme
Ainsi, peu après le crime, un homme de 38 ans, de nationalité française, sans profession mais se déclarant charpentier de formation, a été identifié, interpellé puis placé en garde à vue.
« Il a reconnu les faits reprochés et précisé, lors de ses auditions, avoir volontairement porté atteinte à la vie de la victime. Il a ajouté avoir songé depuis plusieurs mois à passer à l’acte et avoir commis les faits afin de pouvoir disposer plus rapidement de la propriété de la victime, qu’il avait acquise en viager en 2023 »
, détaille dans un communiqué le procureur de la République de Bordeaux, Renaud Gaudeul.
La femme du suspect, retraitée de l’Armée de l’air, impliquée
La compagne du mis en cause, une femme âgée de 41 ans, de nationalité française, retraitée de l’armée de l’air et sans emploi à ce jour, a été elle aussi placée en garde à vue pour « non-dénonciation de crime »
, car elle est susceptible d’avoir eu connaissance du projet criminel de son conjoint mais aussi d’avoir contribué à faire disparaître des éléments de preuve, révèle le magistrat.
Dans la foulée, le parquet de Libourne s’est dessaisi au profit de celui de Bordeaux, car compétent en matière criminelle. Une autopsie du corps de la victime a été ordonnée. Celle-ci a « mis en évidence chez la victime une décompensation cardiorespiratoire terminale consécutive à un syndrome asphyxique faisant suite à une obstruction de la bouche et un possible mécanisme de strangulation »,
selon les éléments transmis par le magistrat.
L’homme écroué, sa compagne sous contrôle judiciaire
Une information judiciaire a été ouverte jeudi, à l’issue des deux gardes à vue, à l’encontre des deux suspects qui ont été mis en examen des chefs : d’« assassinat et modification de l’état des lieux d’un crime ou d’un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité à l’encontre du mis en cause »
, de « non-dénonciation de crime »
, d’« abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité d’une personne »
et de « recel de document ou objet concernant un crime ou un délit pour faire obstacle à la manifestation de la vérité à l’encontre de sa compagne ».
Le trentenaire a été placé en détention provisoire et sa compagne sous contrôle judiciaire.











