• La reprise des hostilités en Iran a provoqué un bond du prix du gaz européen.
  • Ce mardi 1ᵉʳ septembre, il a atteint un niveau inédit depuis plus de trois ans.

Une (future) mauvaise nouvelle pour les consommateurs. Les cours des hydrocarbures bondissent ce mardi 1ᵉʳ septembre, après les nouvelles frappes menées par Washington en Iran et la riposte annoncée par Téhéran. Le gaz européen a ainsi atteint un plus haut depuis plus de trois ans : le contrat à terme du TTF néerlandais prenait 6,2% à 74,14 euros le mégawattheure, du jamais-vu depuis janvier 2023.

Une information qui s’ajoute à celle faisant état de stocks faibles pour cette période de l’année, ce qui implique des besoins d’approvisionnement importants avant l’hiver. En plus d’être en concurrence avec l’Asie pour certaines cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL), « l’Europe se prépare à la sortie progressive du GNL russe à partir du 1ᵉʳ janvier 2027 », précise Arne Lohmann Rasmussen de Global Risk Management, ce qui renforce la pression à l’achat pour les pays européens.

Le gaz n’est pas le seul à suivre une tendance à la hausse après les deuxièmes frappes américaines en quelques jours : le pétrole aussi. Le prix du baril de WTI pour livraison en octobre a gagné 5,2% à 90,22 dollars, repassant le seuil des 90 dollars pour la première fois depuis fin juillet. Son équivalent européen, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, a lui avancé de 4,6% à 94,65 dollars.

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