- Pour une cheminée ou un poêle à bois, un ramonage est nécessaire au moins une fois par an.
- Certaines exceptions existent en matière d’entretien.
- Cette opération de nettoyage doit être réalisée par un professionnel.
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L’été touche à sa fin et l’automne sera désormais là dans une poignée de jours. Aussi, les températures vont progressivement baisser, et les cheminées et poêles à bois qui habitent les maisons vont bientôt reprendre du service. Mais peut-être devriez-vous penser à ramoner votre installation avant de l’utiliser ? Cette opération est en effet loin d’être accessoire. On vous explique.
Le ramonage est-il obligatoire ?
Le ramonage d’une cheminée ou d’un poêle à bois consiste à gratter les parois de manière à faire tomber la suie. Cette opération limite le risque d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone. De ce fait, le ramonage d’une cheminée ou d’un poêle à bois est obligatoire et doit « être effectué au moins une fois chaque année »,
selon l’article L2213-26 du Code général des collectivités territoriales. Si l’installation est délabrée, faisant craindre un risque d’incendie ou d’autres accidents, alors celle-ci doit impérativement être réparée ou démolie, précise l’article. Le décret n°2023-641 du 20 juillet 2023 souligne que le ramonage des systèmes indépendants doit bel et bien être réalisé une fois par an, tandis que celui des appareils collectifs doit être fait tous les six mois.
Attention toutefois, « les foyers ouverts à combustible solide ne sont pas soumis aux obligations d’entretien […] mais leurs utilisateurs les maintiennent en bon état de fonctionnement et de propreté »,
ajoute l’article R.1331-14 du décret du 20 juillet 2023. Par ailleurs, le ramonage n’est pas requis si la cheminée ou le poêle à bois n’est pas utilisé pendant une durée minimale de 12 mois. Dans ce cas, un entretien sera nécessaire avant de pouvoir réutiliser à nouveau l’installation.
Une intervention de ramonage coûte, en moyenne, entre 70 et 120 euros et dure, au minimum, une vingtaine de minutes. Tout dépend de la taille et de l’emplacement des conduits.
Qui peut ramoner ?
Conformément à l’article L.121-1 du Code de l’artisanat, le ramonage et l’entretien doivent être effectués par une personne qualifiée professionnellement. Cette dernière doit posséder une certification reconnue par l’État, comme le titre de ramoneur-fumiste de niveau V ou un certificat de qualification professionnelle (CQP). À la fin de l’opération, le ramoneur doit vous délivrer une attestation d’entretien, justifiant que le nettoyage de votre cheminée ou de votre poêle à bois a bien été réalisé. Le professionnel doit par ailleurs transmettre aux usagers les bons conseils d’utilisation et, si besoin, leur notifier les éventuels travaux à réaliser sur leur installation.
En l’absence d’attestation de ramonage en cas de contrôle, l’utilisateur s’expose à une amende pouvant aller jusqu’à 450 euros. Ce document peut, par ailleurs, servir de preuve auprès de votre assurance en cas d’incendie ou d’accident. Attention toutefois, certaines assurances peuvent réclamer un ramonage tous les six mois, et non pas une fois par an. Dans ce cas, il est nécessaire de s’y soumettre, au risque de ne pas être indemnisé en cas de sinistre.

