- Au cours du week-end du 21 au 22 mars, l’Iran a lancé des missiles sur les villes israéliennes d’Arad, Dimona et Tel-Aviv.
- Vendredi, c’est la base américano-britannique de Diego Garcia qui avait été visée, sans succès.
- Le colonel Peer de Jong livre son analyse sur LCI.
Samedi 21 mars, le « dôme de fer » israélien n’a pas rempli sa fonction quand les villes d’Arad et Dimona ont été touchées par des frappes iraniennes. « Aucun système n’est performant à 100%, absolument aucun. […] On peut considérer qu’aujourd’hui 5% des missiles peuvent passer
« , explique le colonel Peer de Jong sur LCI, dans une séquence à retrouver dans une vidéo en tête de cet article.
La veille, le régime iranien avait tenté de détruire la base américano-britannique de Diego Garcia, située à près de 4.000 kilomètres, une portée bien supérieure à celle connue jusqu’ici pour les missiles à sa disposition.
« Les Iraniens, probablement pendant longtemps, ont dissimulé les progrès qu’ils avaient faits dans le domaine de la balistique
« , commente le consultant en défense et géopolitique, à la lumière de cet événement. Il relève ainsi une amélioration considérable « au niveau de la vitesse
» et « de la portée
» des missiles iraniens. « Ils avaient probablement dissimulé leur capacité
« , ajoute-t-il.
Et de conclure : « Les Iraniens ont travaillé sur l’aspect évasif. […] Le missile n’a pas une trajectoire parfaitement logique. Ils arrivent à modifier la trajectoire au dernier moment, ce qui trouble les radars. Tout ça crée un environnement technologique de très haut niveau. C’est extrêmement difficile de toucher à 100% un missile qui rentre dans l’atmosphère et qui va toucher un objectif.
«









