La guerre en Iran contraint Sébastien Lecornu à sortir du silence. A la demande du président de la République, le premier ministre convie à Matignon, mercredi 11 mars, les chefs des partis et des groupes représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat, ainsi que les présidents des deux Assemblées, pour les informer des répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Une rupture dans les usages instaurés par Emmanuel Macron. Depuis mars 2024, le chef de l’Etat a convié à plusieurs reprises les forces politiques à l’Elysée, afin de partager à huis clos les avancées de la guerre en Ukraine. La réunion la plus récente s’est tenue le 8 janvier.
Si Emmanuel Macron demande au premier ministre d’expliquer la politique que lui-même incarne, il n’entend pas renoncer à son « domaine réservé » et n’exclut pas de réunir ultérieurement les dirigeants politiques en « format Saint-Denis » (du Rassemblement national à La France insoumise) sur la guerre au Moyen-Orient, précise l’Elysée. Simplement, à ce stade, « la vérité du midi est rarement celle du matin », avance son entourage pour justifier ce changement de pied, évoquant une situation « trop mouvante pour faire un point précis » au niveau présidentiel. A Matignon, Sébastien Lecornu devrait se contenter d’un « rapide point de situation » sur le conflit et évoquer plus longuement les conséquences pour le gouvernement, explique l’entourage du chef de l’Etat.
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