Un complexe gazier en feu, un champ d’hydrocarbures à l’arrêt, un port sous la menace de drones : mercredi 18 et jeudi 19 mars, l’Iran a multiplié les frappes sur les infrastructures énergétiques des monarchies du Golfe, leur assénant ses coups les plus dévastateurs, en matière de dégâts et de symbole, depuis le début de la guerre. Cette escalade, associée au sentiment que le conflit n’est pas près de se terminer, rend la politique de retenue, suivie jusque-là par les souverains de la péninsule Arabique, de moins en moins tenable.
« La patience dont nous faisons preuve n’est pas illimitée », a prévenu, jeudi, Fayçal Ben Farhan Al Saoud, le ministre des affaires étrangères saoudien, à l’issue d’une réunion à Riyad avec ses homologues d’une dizaine de pays arabes et musulmans, qui a été perturbée par des interceptions de drones dans le ciel de la capitale. « Ont-ils [les Iraniens] encore un jour, deux jours, une semaine ? Je ne vais pas le dévoiler, a poursuivi le prince. J’espère qu’ils comprendront le message de la réunion d’aujourd’hui, qu’ils reviendront rapidement sur leur position et qu’ils cesseront d’attaquer leurs voisins. Mais je doute qu’ils en aient la sagesse. »
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