Près d’un mois après le lancement, le 28 février, de l’attaque américano-israélienne contre l’Iran, les services de renseignement européens observent attentivement la « réponse asymétrique » de Téhéran, qui frappe avec des moyens très inférieurs les pays du Golfe et bloque le détroit d’Ormuz. Car cette stratégie dite « du faible au fort » pourrait aussi concerner l’Europe. Inférieur militairement, l’Iran peut, en effet, décider d’ouvrir, à peu de frais, un autre front en exportant une violence terroriste sur le terrain occidental. Plusieurs pays sont déjà confrontés, depuis début mars, à cette menace réelle, mais pour l’heure de faible intensité. Elle pourrait, néanmoins, s’aggraver si le régime iranien décidait qu’une telle campagne sur le sol européen pourrait servir ses intérêts vitaux.
La justice norvégienne a remis en liberté, le 19 mars, une mère et deux de ses fils soupçonnés d’être impliqués dans l’attentat à la bombe perpétré, dans la nuit du 7 au 8 mars, contre l’ambassade des Etats-Unis à Oslo. Le dernier de la fratrie, qui a reconnu avoir posé l’engin explosif dissimulé dans un sac à dos, a été maintenu en détention. Déposé devant l’entrée du consulat américain, il n’avait blessé personne et avait causé des dégâts mineurs. Citoyens norvégiens d’origine irakienne, ils étaient inconnus des services de police. Le ministère norvégien de la justice assure que les enquêteurs travaillent sur l’« éventuelle implication d’un Etat étranger ».
Il vous reste 81.71% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.






