Ce vendredi de mars, il est arrivé dans les bureaux de sa société de distribution le visage complètement glabre, la faute à un sabot oublié deux jours plus tôt au moment de se raser. Guillaume Brac a bien tenté de sauver sa moustache, mais après un jour d’essai, sa compagne lui a suggéré de tout enlever. Cet air juvénile, malgré des cheveux grisonnants, sied bien à l’univers du cinéaste âgé de 48 ans qui revient en salle avec un double programme autour de l’adolescence.
Deux films documentaires qui dessinent le portrait de lycéennes en terminale, à Die, dans la Drôme (Ce n’est qu’un au revoir, 2024), et en seconde, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), dans le Nord (Un pincement au cœur, 2023), judicieusement agrégés, après avoir été présentés séparément dans de nombreux festivals.
« Mes films prennent des chemins assez sinueux pour exister, confie le réalisateur, dont le long-métrage précédent, A l’abordage, a été diffusé d’abord sur la chaîne télévisée Arte, puis au cinéma, avant de connaître un succès d’audience sur Netflix. Depuis mes débuts, j’ai toujours eu le besoin de me sentir libre et de pouvoir faire les choses rapidement et de manière spontanée. »
Il vous reste 76.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.