Une pierre dans le jardin de l’Etat. Très attendus par les centres hospitaliers, à l’heure où la recherche d’économies domine dans le secteur de la santé, les résultats des travaux des inspections générales des affaires sociales (IGAS) et des finances (IGF) pour expertiser leurs déficits qui ont explosé depuis la fin de la crise du Covid-19 ont été rendus publics, mercredi 18 février. Et ils viennent confirmer ce que clament les établissements depuis des mois : une part importante du « trou » dans leurs finances – qui atteint 2,9 milliards d’euros en 2024 – s’explique par un sous-financement de l’Etat. Et non par une mauvaise gestion.
Si les voyants sont au rouge pour la branche maladie de la Sécurité sociale (16 milliards d’euros de déficit), les difficultés des hôpitaux constituent un autre point noir, avec un déficit qui n’a cessé de plonger, « se creusant de 1 milliard supplémentaire par an au cours des deux dernières années », pour atteindre une situation financière « d’une gravité inédite », estiment les inspecteurs.
Comment l’expliquer ? Un premier rapport, signé par deux membres de l’IGAS, s’est penché sur la question de « la compensation financière des revalorisations salariales et de l’inflation dans les établissements publics de santé entre 2020 et 2024 ». Et il livre un diagnostic sans appel : le sous-financement des établissements de santé, en raison principalement de revalorisations salariales non compensées, est évalué à 1,7 milliard d’euros – hors impact de l’inflation.
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