- Plusieurs maisons d’une zone pavillonnaire de Nyons se dégradent jour après jour à cause d’un glissement de terrain que les habitants attribuent à un chantier en contrebas.
- Les travaux ont été suspendus en attendant l’expertise.
- Une équipe de TF1 s’est rendue sur place.
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Le 20H
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C’est en arrosant son jardin, en août dernier, que Nathalie a réalisé qu’il y avait un problème. « Je vois une petite fissure qui commence ici, mais petite, légère. Au fil du temps, j’ai l’impression que ça s’agrandit, que ça s’écarte, que ça devient de plus en plus grand »,
explique cette habitante du lotissement de l’Eygagno à Nyons (Drôme), dans le reportage du JT de TF1 visible en tête de cet article. Aujourd’hui, cette fissure mesure près de six mètres de long et menace le mur qui soutient sa terrasse.
« Ici, la fissure descend à deux mètres. On se dit mais ça va tomber, et qu’est-ce qui va tomber ? Où est-ce que ça va s’arrêter ? Moi, franchement, j’ai la trouille. Qu’est-ce qui va se passer pour nous ? On est super inquiets, là »,
poursuit-elle, un mètre à la main. Les fissures ne se limitent pas au jardin puisque cette habitante en observe aussi sur la façade de sa maison. « Depuis le toit, sur toute la hauteur de la maison. Et ça n’existait pas avant »,
assure-t-elle devant le mur concerné.
Or son cas n’est pas isolé. Myriam, sa voisine, ne peut quant à elle même plus ouvrir son portail. « Parce qu’en fait, tout a bougé. Concrètement, la faille, elle va chez la voisine et elle a tout cassé. Elle a cassé la canalisation d’eau »
, témoigne cette dernière.
La construction d’un Ehpad pointée du doigt
En tout, six maisons sont concernées. Pour les riverains qui habitent en haut de la colline qui surplombe la ville de Nyons, il n’y a aucun doute : la terre a bougé à cause de travaux réalisés en contrebas. Ils concernent la construction d’un Ehpad de 78 lits. Mais depuis les glissements de terrain, le chantier est à l’arrêt, et des engins consolident la colline. Pour le maire de la ville, toutes les études techniques et réglementaires ont été réalisées. « Il y a eu deux structures qui ont été missionnées pour vérifier que le sol était conforme et qu’il pouvait bien supporter tout ça. Donc à partir de là, on est bien obligés de croire les experts »,
souligne ce dernier, Christian Teulade.
Contactée par notre équipe, l’association à l’origine des travaux explique qu’à ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée quant à l’origine du phénomène. L’Ehpad, indispensable au développement du territoire, doit être inauguré début 2029.

