• Un hélicoptère a été affreté à Villard-de-Lans, en Isère, pour évacuer les cadavres d’une soixantaine de brebis.
  • C’est la conséquence inattendue d’une attaque de loups.
  • Une équipe de TF1 s’est rendue sur place.

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Cela faisait quatre jours que Christelle Guignard, éleveuse-bergère, scrutait le ciel. Pour évacuer les 62 carcasses de ses brebis, un hélicoptère a été affrété ce mardi à à Villard-de-Lans (Isère). « Là il devrait plus tarder », lance-t-elle dans le reportage du JT de TF1 en tête de cet article. L’opération, complexe dans cet alpage escarpé, est une première pour le pilote. « Il a fallu procéder à plusieurs vérifications avant le levage. On va surtout voir comment elles sont attachées, si ça peut tenir jusqu’en bas, qu’il n’y en ait pas une qui tombe en plein milieu de la forêt ou sur un promeneur, voir si notre matos est adapté », explique Emile, de l’entreprise Hélicoptères de France (HDF).

Les bêtes ont été tuées dans la nuit de jeudi à vendredi dans l’attaque d’une meute de loups. Ce mardi, leurs cadavres ont été accrochés à un harnais, un spectacle macabre au-dessus du Vercors. 

« C’est la première fois que j’assiste à ça »

Pour Christelle, c’est son travail d’éleveuse qui s’envole dans les airs. « Je suis vidée, je vais aller m’occuper de mes animaux maintenant, parce qu’il en reste encore un peu des vivants », lance-t-elle, alors que l’hélicoptère a dû faire trois chargements pour enlever toutes les brebis, un équarisseur devant venir les récupérer ce mardi. 

Ce week-end, un agent de l’Office français de la biodiversité (OFB) était venu constater l’attaque du loup sur le troupeau. C’est cet organisme qui a imposé l’héliportage. « Au vu des risques sanitaires, parce qu’il y a un petit cours d’eau qui passe à côté, des captages d’eau potable en dessous, on a sollicité les différents services de l’Etat pour permettre l’évacuation », explique Sébastien Mollet, chef de service départementale. Face au nombre conséquent de bêtes tuées, il était en outre impensable de les laisser se décomposer naturellement, et le terrain est impossible d’accès en voiture.

« En 23 ans, c’est la première fois que j’assiste à ça. Ça vous pince le cœur, en fait », réagit Cyril Escamez, éleveur-berger. Christelle attend de son côté de savoir de combien elle sera indemnisée pour la perte de ses bêtes. Cette année en Isère, 650 animaux ont été attaqués par le loup.

La rédaction de TF1info | Reportage : Octavie COUCHARD, Sylvain THIZY et Brice GEUREYSS

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