- La tête de liste du RN aux municipales à Belfort avait comptabilisé dans un tweet daté de 2022 « les prénoms à consonance étrangère au dernier recensement des naissances ».
- Le parti dirigé par Jordan Bardella a indiqué ce lundi qu’il retirait son investiture.
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Élections Municipales 2026
Le Rassemblement national change d’avis. Le RN a retiré son investiture à son candidat aux municipales à Belfort, Quentin Macullo, a indiqué ce lundi 9 février le parti à l’AFP, confirmant une information de la radio locale ICI Belfort Montbéliard (nouvelle fenêtre). En cause ? Des publications passées sur les réseaux sociaux, révélées par Mediapart.
En 2022, le jeune candidat de 23 ans qui avait été désigné par le RN en octobre avait ainsi posté sur X un message dans lequel il dénombrait « 72% de prénoms à consonance étrangère au dernier recensement des naissances à Belfort »
, soit 18 des 25 nouveau-nés mentionnés au bulletin municipal du mois de juin de cette année. « Je n’ai même pas comptabilisé Élie et Samuel d’origine hébraïque »
, avait-il insisté.
Un cas loin d’être isolé
Devenu responsable du mouvement de jeunesse RNJ et numéro 2 du parti à la flamme dans son département, Quentin Macullo était également assistant parlementaire du député RN Guillaume Bigot depuis l’été 2024. Malgré la polémique, sa candidature était encore défendue fin janvier par un cadre du mouvement comme Jean-Philippe Tanguy, qui jugeait ces messages « pas racistes ou antisémites en soi »
et qu’après audition de l’intéressé, « il s’est avéré que ce n’était pas le cas »
.
Interrogé en début d’année sur plusieurs cas dont celui-ci, le président du RN Jordan Bardella avait affirmé que son parti « retirera(it) l’investiture »
s’il avait connaissance d’éléments « pas découverts par le passé »
. Depuis, le parti a dû sévir à Condat-sur-Vienne, contre un candidat attribuant le massacre d’Oradour-sur-Glane (en 1944) à des « Ukrainiens nazifiés »
, mais aussi à Carpentras, contre l’ex-tête de liste dont plusieurs tweets sexistes et racistes remontant à 2017 ont été exhumés par le journal Libération
.
Échaudé par les « brebis galeuses » qui lui avaient coûté cher aux législatives de 2024, le RN se veut depuis irréprochable dans le choix de ses candidats. Pointant une minorité de « personnalités qui tentent de se greffer »
, Jordan Bardella a encore martelé samedi que « (sa) main n’a jamais tremblé et ne tremblera pas »
pour exclure ceux qui ont « une attitude, des propos ou des positions politiques contraires à la ligne du parti »
.










