- Face à l’augmentation des prix du carburant, les entreprises vont être mises à contribution pour aider leurs salariés.
- Le gouvernement va doubler le plafond de l’aide au transport versée par les employeurs, qui passera de 300 à 600 euros par an.
- Mais qui pourra en bénéficier ? Et à quelles conditions ? TF1 se penche sur le sujet.
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Pénurie de carburants : de nombreuses professions en difficulté
À Bonneval, en Eure-et-Loir, les douze salariés de l’entreprise IDF Laser viennent travailler en voiture chaque jour, et ils ont tous vu leur facture bondir. « Actuellement, j’en suis à 350 euros par mois de carburant. Il y a un an, j’étais à 255 euros de carburant par mois. Donc effectivement, il y a un gros écart »,
souligne l’un d’eux dans le reportage de TF1 ci-dessus. Pour aider son équipe justement, le patron a décidé de leur verser une aide au transport.
On a besoin de garder nos collaborateurs. Pour ça il faut savoir les motiver
On a besoin de garder nos collaborateurs. Pour ça il faut savoir les motiver
Salem Bouhraoua, dirigeant de IDF Laser
Jusque-là, cette prime, sans fiscalité ni charges sociales pour l’employeur, pouvait aller jusqu’à 300 euros par an. Désormais, elle double pour atteindre 600 euros. Un choix stratégique pour ce dirigeant. « On est dans un secteur d’activité avec des métiers en tension. Et on a besoin justement de garder nos collaborateurs. Pour ça, il faut savoir les motiver. Bien sûr il y a la reconnaissance au quotidien, mais aussi la rémunération. Et c’est relativement important, donc c’est une aide non négligeable »
, affirme Salem Bouhraoua.
Pour faciliter son versement, le gouvernement a décidé de simplifier les critères. Jusqu’à maintenant, les salariés véhiculés devaient vivre ou travailler loin des transports en commun ou être en horaires décalés. Désormais, c’est fini : plus besoin de justificatifs. Attention toutefois, le montant de cette prime, c’est l’employeur qui le décide avec un plafond de 600 euros maximum. Ici, tous les salariés recevront 300 euros. « Ça permet par exemple le week-end de prendre la voiture sans se dire à la fin du mois :
‘Est-ce que je pourrais aller au travail?’«
, se félicite un salarié. Un autre reconnaît que « si tous les patrons peuvent le faire, ça serait bien pour tous les Français ».
« Après, malheureusement, je pense qu’il y en a qui n’iront pas »
, ajoute-t-il.
Car si toutes les entreprises, peu importe leur taille, peuvent la verser, elles n’en ont pas forcément les moyens. C’est le cas de Laura Chevallier, gérante du domaine « Le Prieuré de Boulogne », à Tour-en-Sologne, dans le Loir-et-Cher, qui hésite encore. « On a les tarifs de nos fournisseurs qui augmentent, dus aux frais de transport également. L’énergie qui augmente, tout qui augmente. Nos prix, on ne peut pas les augmenter parce que les clients ont de moins en moins de pouvoir d’achat. Au final, on se retrouve tiraillés de tous les côtés »,
déplore-t-elle.
Tous les salariés qui se rendent au travail en voiture peuvent y prétendre : CDI, CDD, intérimaires ou même salariés à temps partiel.

