- Les infirmières libérales sont touchées de plein fouet par la hausse des prix des carburants.
- Dans les Alpes-Maritimes, Maeva Deshons fait environ 100 km par jour pour voir ses patients.
- Elle évoque aussi sa difficulté à pouvoir manifester et à se faire entendre.
La routine n’a pas changé, mais les prix, si. Beaucoup. Infirmière libérale du côté de Vence, dans les Alpes-Maritimes, Maeva Deshons fait environ 100 km par jour pour prendre soin de ses patients. Mais la hausse conséquente des prix à la pompe impacte évidemment son quotidien.
Elle compte sur les aides du gouvernement, mais les juge insuffisantes. Le « bonus territoires ruralité » de 80 euros ne suffit pas à compenser la hausse de ses dépenses. « Ce n’est pas grand-chose, ce n’est même pas le prix de mon plein. On va dire que c’est mieux que rien »
, explique l’intéressée au micro de LCI. Elle espère en revanche que l’exécutif revalorisera son indemnité kilométrique.
Certains professionnels comme les pêcheurs commencent à s’organiser pour protester contre cette inflation inédite. Pour Maeva Deshons, il est toutefois plus difficile de se mobiliser. « Mon devoir, c’est de voir mes patients. Ils ont besoin de moi »
, souligne-t-elle.
« Si je leur pose la question, je suis certaine qu’ils me diraient : ‘Vas-y, va défendre tes droits’. Je suis partagée »
, poursuit-elle. Alors qu’elle s’apprête à faire son plein, les prix s’affichent : 2,30 euros et 2,43 euros pour le sans-plomb, 2,60 euros pour le diesel.