- En moyenne, notre téléphone est géolocalisé 400 fois par jour.
- Des données utiles pour se déplacer ou se faire livrer, mais pas seulement.
- Elles sont aussi très prisées des marques, comme le montre ce reportage de TF1.
Suivez la couverture complète
Le 13H
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
En passant commande dans une enseigne de restauration rapide à plusieurs kilomètres du point de retrait, vous pourriez avoir peur de manger froid. Mais détrompez-vous. Comme le démontre le reportage du 13H ci-dessus, tout est prévu. La préparation du repas ne commence que lorsque le client est localisé à moins de 5 kilomètres du restaurant. « Grâce à cette technique la commande a été réalisée il y a plus de 20 minutes mais le burger lui est encore bien chaud »
, constate le journaliste de TF1 Quentin Dehay. Partager sa localisation est devenu une habitude du quotidien, voire un automatisme. Pourtant, le geste est moins anodin qu’il paraît.
400 géolocalisations par jour
À plusieurs reprises dans la journée, le smartphone de Victoire transmet sa position exacte lorsqu’elle utilise son GPS ou qu’elle consulte la météo pour utiliser son GPS et consulter la météo. « On est place de Jaude, il fait 21 degrés et c’est très nuageux, c’est assez juste je pense. Ça simplifie aussi le quotidien mine de rien »
, estime cette habitante de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme).
Le système est si utile que de plus en plus d’applications et de sites Internet demandent l’accès à notre localisation pour prendre un taxi, enregistrer une course à pied, se faire livrer un repas ou encore trouver un point relais. Mathis a même du mal à les compter. Au total, 24 ont accès à sa position, constate-t-il devant la caméra de TF1. « Maintenant, dès que tu installes une application, ça te demande si tu as envie de partager la localisation ou non. Même les sites Internet maintenant, sur le téléphone, sur l’ordinateur »
, résume ce jeune Clermontois. En moyenne, notre smartphone nous géolocalise près de 400 fois chaque jour. Non sans raison pour l’utilisateur, mais avec également un intérêt certain pour les entreprises.
Des données revendues
Certaines sont même prêtes à payer pour récolter ces informations, ce qui représente une aubaine pour de nombreuses applications. « Elles vont généralement les revendre à ce qu’on appelle des courtiers en données, pour créer des profils publicitaires un peu plus précis sur vos habitudes de consommation ou les lieux que vous fréquentez »
, explique Romain Pialat, ingénieur en recherche et développement à la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).
En quoi ces données sont-elles utiles aux entreprises ? À choisir le lieu de leur nouveau magasin, ou encore à cibler les clients les plus intéressés par leurs produits. Nous en avons déjà tous fait l’expérience sur nos téléphones. « J’ai des pubs de choses qui sont sur Clermont ou alors quand je suis en vacances, on me propose des pubs de là où je suis. C’est une sorte de flicage parce que concrètement ils savent ce qu’on fait, ce qu’on aime et où on est »
, pointe une jeune femme. Pour limiter la revente de sa localisation à des tiers, il est conseillé de lire attentivement les politiques de confidentialité, et de ne partager sa position que lorsque l’application est active, comme il est généralement proposé de le faire.