L’époque de la frénésie immobilière en région parisienne, et particulièrement à Paris, où l’on pouvait rapidement réaliser une plus-value, est bel et bien derrière nous. Selon une étude publiée, jeudi 26 février, par les Notaires du Grand Paris, un achat-revente au cours de ces trois dernières années « s’est avéré pénalisant ».
A l’échelle régionale, les appartements revendus après trois ans de détention enregistrent ainsi des moins-values significatives, de l’ordre de 9,1 % avec des pertes particulièrement marquées dans les Hauts-de-Seine, le Val-de-Marne et à Paris. « Dans ces départements, l’ajustement des prix a été plus rapide en raison de niveaux de valorisation historiquement élevés conjugués à un ralentissement brutal de la demande solvable », souligne l’étude.
Sur un horizon de cinq ans, la situation est plus contrastée. Les moins-values s’observent sur les appartements à Paris (− 10,1 %) et en petite couronne (− 5,2 %). Sur les maisons, elles ne sont que de – 0,4 %, tandis que les appartements en grande couronne enregistrent une légère plus-value de 0,6 %.
Patienter dix ans
Il faut désormais patienter dix ans pour être certain d’enregistrer des plus-values à la revente. En Ile-de-France, le prix des appartements a progressé de 17,5 % entre 2015 et 2025. La grande couronne affiche des progressions plus modérées mais régulières, les prix y ont augmenté en moyenne de 10,1 %. Dans la capitale, la hausse des prix des appartements sur dix ans atteint 21,1 %. « Les maisons confirment également leur bonne tenue à long terme », souligne l’étude. Sur dix ans, des plus-values sont constatées dans tous les départements.
Au total, « le logement ancien en Ile-de-France conserve ainsi un profil patrimonial favorable à dix ans, dans tous les départements et sur toutes les typologies de biens », conclut l’étude. Toutefois, cette constatation n’est pas une prévision pour l’avenir. Les Notaires du Grand Paris notent qu’une « amélioration de l’activité prolonge la tendance engagée au cours de l’année, sans pour autant traduire un retour à un cycle de forte expansion ». L’année 2025 a été marquée par la reprise de l’activité et la stabilisation des prix.
Selon leurs estimations, si le nombre des transactions repart à la hausse, l’évolution des prix est plus incertaine. « Après une petite hausse estivale, le prix des appartements parisiens devrait rester stable dans les prochains mois », prévoient-ils. Même constatation dans la petite couronne, où les prix « devraient peu évoluer dans les prochains mois ». Ce devrait être aussi le cas en grande couronne.
Crédit Immobilier : déjouez les arnaques au faux courtier
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) alerte régulièrement sur les arnaques au faux courtier en crédit immobilier : certains escrocs usurpent l’identité d’un vrai courtier, indépendant ou aux couleurs d’un réseau, et proposent à leur victime de l’aider à trouver un financement pour son bien.
Ils gagnent progressivement sa confiance en simulant toutes les étapes de la recherche d’un crédit de façon très réaliste : constitution du dossier, sélection de plusieurs banques, rédaction du contrat de prêt, etc. Dernière étape de l’arnaque, l’escroc demande le versement d’un acompte sur ses honoraires, voire de l’apport, sur un compte ouvert dans la banque présentée comme celle réalisant le prêt.
« Les courtiers n’ont pas le droit de demander un acompte sur leurs honoraires, rappelle Côme Robet, le président de CNCEF Crédit. Ils sont rémunérés lors du déblocage du crédit, jamais avant, et les honoraires sont dans la majeure partie des cas intégrés au plan de financement. » Pour éviter de tomber dans les griffes de ces escrocs, il faut vérifier que son interlocuteur est bien enregistré à l’Organisme pour le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (Orias), mais aussi contacter le courtier sur un numéro de téléphone et une adresse mail que vous avez vous-même trouvés sur le site du réseau de courtage.









