- Les pompes à chaleur captent des calories dans l’eau, l’air ou le sol pour les transférer à l’intérieur d’un bâtiment pour le chauffage ou la production d’eau chaude sanitaire.
- Ce système peut s’installer partout et reste l’un des plus économes en énergie.
- Mais en copropriété, il peut faire face à certains obstacles.
Suivez la couverture complète
Vos droits
Ajoutez TF1info à vos sources sur Google
En France, le gaz et le fioul restent incontournables pour chauffer les habitations. Mais ces combustibles fossiles cassent des molécules carbonées anciennes et les rejettent massivement dans l’atmosphère. Ils deviennent très coûteux pour l’environnement : selon l’Agence pour la transition écologique (nouvelle fenêtre) (Ademe), chaque kilowattheure produit émet de 227 à 324 grammes de CO₂. Cette énergie devient également un poste de dépense important pour les ménages : l’Europe n’en dispose pas dans ses sous-sols et doit importer la totalité de sa consommation. L’enjeu vise à trouver des solutions plus économiques et durables.
La pompe à chaleur (nouvelle fenêtre) aérothermique ou géothermique offre une réponse attrayante. Dans un circuit fermé, des compresseurs captent des calories (unité de chaleur) dans l’eau, l’air ou le sol pour les transférer à l’intérieur d’un bâtiment. Un fluide frigorigène circule pour transformer cette chaleur en liquide ou en gaz pour libérer ou absorber de la chaleur. Avantage indéniable : une majorité de ces systèmes est réversible et génère du froid pendant les canicules. Ce système réduit les factures d’énergie, améliore le confort thermique du bâtiment et le diagnostic de performance énergétique.
Techniquement, rien ne s’oppose à l’installation d’une pompe à chaleur dans un immeuble collectif. Sur le marché, il existe différentes gammes de produits capables de s’adapter à de nombreuses configurations en fournissant la puissance nécessaire à l’alimentation de plusieurs logements. D’autres systèmes, peu coûteux en travaux, vous permettent de remplacer votre chaudière au gaz (nouvelle fenêtre) par une pompe en gardant les mêmes radiateurs.
Aspect extérieur de l’immeuble et nuisances sonores
Mais le chauffage collectif fait partie des équipements communs et suppose un partage des coûts entre copropriétaires. Changer de mode de chauffage oblige le syndic à valider la sortie du système. L’article 25 de la loi du 10 juillet 1965 (nouvelle fenêtre) fixant le statut de la copropriété des immeubles définit ces travaux comme l’amélioration ou la modification des parties communes ou de la façade. Ils impliquent l’approbation à la majorité simple des habitants à l’assemblée générale des copropriétaires. Les choses se compliquent lorsque les unités extérieures, fixées sur le toit, un local technique, une cour ou la façade, altèrent l’aspect visuel de l’immeuble. Si l’unité se voit depuis la voie publique, il faut effectuer une déclaration préalable de travaux en mairie et respecter le plan local d’urbanisme. Pour mettre toutes les chances de votre côté, fournissez un dossier complet avec un devis détaillé de l’installateur, un plan d’implantation montrant l’emplacement exact de l’unité extérieure et une évaluation acoustique de la pompe à chaleur envisagée.
La transformation et l’extraction de l’air peuvent générer un niveau sonore important (jusqu’à 65 décibels). Ce facteur peut engendrer beaucoup de crispations : vous devez respecter des seuils de bruit pour éviter toute nuisance sonore et vous prémunir de futurs conflits de voisinage. Vous devez opter pour un emplacement éloigné autant que possible des fenêtres des voisins ou ajouter des accessoires pour limiter la transmission des vibrations. Dans le devis, n’hésitez pas à effectuer un prédiagnostic diagnostic pour rassurer les autres copropriétaires.
Notez que les pompes à chaleur s’adaptent à des copropriétés de 50 logements environ. Au-delà, installer une pompe à chaleur demeure encore difficile et peu rentable. Si vous habitez dans un grand immeuble ou en cas de désaccord avec vos copropriétaires, vous pouvez faire cavalier seul en vous désolidarisant du chauffage collectif. Il suffit d’installer un compresseur et des unités pour votre propre appartement. Il faut néanmoins consulter le statut juridique du réseau qui dessert votre immeuble et étudier les conditions permettant à un bâtiment ou à un lot de s’en désolidariser. N’oubliez pas également que la performance de la pompe à chaleur dépend de l’isolation globale de l’immeuble. Il existe enfin de nombreuses aides financières (MaPrimeRenov’, CEE, prêt à taux zéro…) pouvant couvrir presque la totalité des travaux.