- Deux majeurs et deux mineurs ont été interpellés, jeudi 21 mai, dans le cadre de l’enquête sur l’incendie dans un immeuble de la banlieue de Lyon.
- L’acte, d’origine criminelle selon les premiers éléments de l’enquête, avait fait trois morts.
- La piste du règlement de comptes en lien avec le narcotrafic est jugée « sérieuse » par les enquêteurs.
L’enquête avance. Deux personnes majeures et deux autres mineures ont été interpellées, jeudi 21 mai, dans le cadre des investigations sur l’incendie criminel dans un immeuble (nouvelle fenêtre) en banlieue lyonnaise, le 11 mai dernier, a annoncé à TF1-LCI le procureur de la République de Lyon, Thierry Dran.
Ce jour-là, plusieurs départs de feu avaient enflammé un immeuble d’habitations de sept étages du quartier populaire du Prainet, à Décines-Charpieu, dans la banlieue est de Lyon. L’incendie, de nature criminelle, a fait trois morts, tous inconnus de la justice. Un homme de 28 ans et sa tante, âgée de 61 ans, ont été découverts dans un appartement du dernier étage de l’immeuble. Un autre homme, lui aussi âgé de 28 ans, a été retrouvé au pied du bâtiment après s’être jeté par la fenêtre pour échapper aux flammes.
Enquête ouverte pour homicide volontaire
Le parquet de Lyon avait alors ouvert une enquête pour homicide volontaire en bande organisée, confiée à la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de la police judiciaire. Car, peu après le début de l’incendie, des caméras de vidéoprotection avaient enregistré deux individus en vêtements sombres quittant les lieux à trottinette. Piste jugée « sérieuse »
par le procureur de Lyon et suivie par les enquêteurs : celle d’un règlement de comptes en lien avec du trafic de stupéfiants, bien qu’il soit pour l’heure « impossible d’affirmer si une ou plusieurs personnes étaient visées par cet incendie »
.
Ce n’est pas la première fois que ce quartier de Décines-Charpieu est touché par des actes de nature criminelle. Plusieurs départs de feu ont ainsi été signalés ces derniers mois. Le 24 avril dernier, une femme qui rentrait chez elle avec ses enfants a même été atteinte au mollet par une balle perdue dans des tirs qui visaient des voitures stationnées.
Mardi, un millier de policiers et de gendarmes ont mené plus de 200 opérations judiciaires et contrôles ciblés dans l’ensemble du département du Rhône, pour envoyer un « signal fort »
contre le narcotrafic, avait indiqué le nouveau préfet Étienne Guyot.
Cette opération a conduit à l’interpellation de 122 personnes et à la saisie de 107 kg de drogues et de neuf armes, selon la préfecture.

