- Un collectif d’habitants du Porge, où près de 200 maisons ont brûlé, affirme que leur commune a été abandonnée face aux feux qui ravagent la Gironde.
- Des sinistrés accusent les autorités d’avoir envoyé les pompiers protéger la presqu’île du Cap-Ferret au détriment de leur village.
- « Je leur réponds que c’est faux », déclare ce samedi Sébastien Lecornu dans un entretien à « la Tribune Dimanche ».
Les autorités ont-elles protégé les habitants du Cap-Ferret, en envoyant les pompiers vers la presqu’île au détriment du Porge ? Un collectif d’habitants du Porge, où près de 200 maisons ont brûlé, affirme que leur commune de la Gironde a été abandonnée face aux feux (nouvelle fenêtre) qui ravagent le département.
Des accusations balayées par Sébastien Lecornu. « Je leur réponds que c’est faux »
, déclare le Premier ministre dans un entretien à la Tribune Dimanche
(nouvelle fenêtre) publié ce samedi 1er août. Leur « douleur est aujourd’hui instrumentalisée par des complotistes sur les réseaux sociaux »
, dénonce-t-il. Le chef du gouvernement, qui estime que les incendies sont globalement « aujourd’hui sous contrôle »
en France, même si « tout cela reste très évolutif »
, rappelle que « les pompiers prennent leurs décisions selon un seul critère : sauver des vies humaines »
.
Une plainte au pénal
Avec 183 habitations anéanties, Le Porge concentre les trois quarts des destructions de logements (240) causées par le feu gigantesque qui sévit en Gironde. Un collectif qui rassemble déjà plus de 700 habitants de la commune a annoncé son intention de porter plainte au pénal pour retracer les événements et obtenir des réponses sur la chaîne de responsabilité.
« Je vais structurer à l’évidence un dépôt de plainte au pénal avec le maximum d’éléments »,
a expliqué mercredi à TF1info Me Sylvain Galinat, sollicité par le collectif de sinistrés pour constituer le dossier. Les qualifications juridiques tourneront, elles, autour d’« une logique de mise en danger »
. « L’idée est d’entrevoir une responsabilité collective plutôt qu’individuelle »
, avait précisé l’avocat bordelais.









