- Assurer la sécurité est l’un des défis des stations balnéaires en période estivale.
- Avec une population multipliée par dix, les effectifs habituels de la police municipale de La Grande-Motte ne suffisent pas.
- Le nombre d’agents est doublé en été, et une équipe de TF1 a filmé leur quotidien.
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Jean-Michel et son collègue viennent d’être appelés pour un accident. Arrivés sur les lieux, suivis par notre équipe, ces policiers municipaux de la Grande-Motte se retrouvent face à un vieil homme désorienté, passager d’un des véhicules fortement endommagés. Heureusement, le carambolage n’a fait aucun blessé. Il faut vite sécuriser la zone pour éviter un sur-accident. « On intervient sur 150 accidents de circulation à peu près par an. Il y en a plus l’été, forcément. Beaucoup plus de circulation, beaucoup plus de monde. Des gens qui ne connaissent pas le secteur et qui peuvent commettre un certain nombre d’imprudences »
, raconte Jean-Michel Weiss, le chef de la police municipale.
Une population multipliée par 10
Car chaque été à la Grande-Motte, la population est plus que décuplée, passant de 9.000 à plus de 100.000 habitants. Ce qui implique mécaniquement davantage d’interventions. « Les tapages, les jeunes qui font un petit peu de bruit, un peu de consommation de stupéfiants sur la voie publique, les vols de vélo, les vols de trottinette »
, détaille Jean-Michel Weiss. Dans le centre-ville, les problématiques à gérer sont de tous ordres, comme l’obligation de porter une tenue correcte. « Messieurs, bonjour. Pensez à mettre un t-shirt quand vous quittez la plage. Les torses nus en ville sont interdits, c’est 130 euros la contravention »
, rappelle fermement le policier à des jeunes gens sur le marché.
Des CRS en renfort
La présence policière se déploie également le long des quelque 6 km de plage de la station balnéaire. L’été, 9 CRS sont mobilisés pour surveiller des milliers de vacanciers. Une altercation vient d’éclater entre un sauveteur et un baigneur. Le ton monte. Le major Lionel Decobert tente de calmer la situation. L’identité de l’homme est contrôlée, il n’est pas connu des services de police. « Ça arrive qu’ils veuillent faire les malins, mais ça ne dure pas longtemps »
, affirme le CRS, « le jeune sauveteur a été menacé, donc on intervient, point barre. Ça s’est calmé (…), mais s’il faut interpeller pour outrage, on le fera »
.
À peine quelques minutes plus tard, un autre groupe attire l’attention des CRS. « On a une personne qui s’amuse à monter sur notre bateau »
, explique l’un d’eux. Le major Gaël Guein morigène les jeunes baigneurs. « De quel droit vous vous permettez d’aller sur quelque chose qui ne vous appartient pas, et en plus de sauter dessus ? »
, leur lance-t-il. « Si je vous revois dans le chenal, on vous verbalise directement, on a vos identités, comme ça c’est réglé »
. Tolérance zéro, car les jeunes pourraient se blesser avec l’hélice du bateau. « C’est un engin de secours et on peut en avoir besoin à tout moment »
, rappelle le major.
En mer aussi
Au même moment, en mer, la brigade nautique doit gérer une situation inquiétante. Une bouée d’enfants a été retrouvée, dérivant loin de la plage. Les deux policiers ratissent la zone pour vérifier qu’aucun enfant n’est en difficulté. Personne n’est visible dans l’eau dans ce secteur éloigné de la plage. Plus de peur que de mal, finalement, le propriétaire de la bouée est retrouvé. Elle a dérivé seule au large.
Sept jours sur sept, d’avril à septembre, la brigade nautique est sur tous les fronts. Notamment aussi pour veiller au respect du code de la navigation, parfois ignoré. « On vous rappelle qu’il y a un chenal de sortie du port. La vitesse, on était bon, c’est juste que vous avez coupé le chenal, d’accord ? »
, lance le brigadier-chef Paul Roger à un plaisancier. « Il s’est mis en infraction, il a coupé une zone, c’est comme si on coupait une ligne blanche en agglomération. Il y a un danger, parce qu’ils vont griller une priorité. Ils peuvent percuter un bateau qu’ils n’auraient pas vu »
, résume-t-il.
Pour lutter contre les incivilités l’été, la station balnéaire recrute une trentaine de policiers supplémentaires. Une vigilance de chaque instant, renforcée par les 120 caméras de la ville.
La rédaction de TF1info | Reportage : Théo THOMAS, Adrien NOS et Axel HOURTEILLAN









