- Alex Pretti a été abattu à Minneapolis ce samedi par des agents fédéraux.
- L’homme de 37 ans participait à une manifestation contre la police de l’immigration (ICE).
- TF1info fait le point sur cet infirmier né dans l’Illinois.
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Le second mandat de Donald Trump
Il manifestait contre les opérations de la police de l’immigration (ICE). Et a été abattu par l’un de ses agents. Alex Pretti est mort ce samedi 24 janvier (nouvelle fenêtre), tué par balle après une altercation avec des agents fédéraux sur une route. Portrait de cet Américain de 37 ans, le second tué par la ICE à Minneapolis depuis le début de l’année.
Infirmier depuis 2016
Infirmier d’un service de réanimation à Minneapolis, il travaillait pour le système à destination des anciens combattants, découvre-t-on sur sa page LinkedIn. D’après les informations publiées sur son CV, le trentenaire avait commencé par des études d’infirmier à l’université du Minnesota. Diplômé en 2021 – avec un permis d’exercer (nouvelle fenêtre)qui était valable jusqu’à mars 2026 selon les données publiques – il a également participé à des travaux de recherche en 2016 (nouvelle fenêtre).
« Aujourd’hui, notre communauté infirmière est en deuil »
, s’est émue l’Organisation des infirmiers diplômés d’État du Minnesota (MNORN) dans un communiqué (nouvelle fenêtre). « Quelle que soit notre position sur les questions qui entourent cet événement, la perte d’un infirmier, d’un soignant, d’un collègue, d’un être humain nous touche profondément. »
Un message qui n’a « rien de politique »
, se défend l’organisation, évoquant plutôt le souhait de « pleurer une vie fauchée trop tôt et honorer la vocation que nous partageons tous ». « Lorsqu’un infirmier disparaît, nous le ressentons tous. »
Dans la presse, ses collègues décrivent un jeune homme gentil et attentionné, qui avait à cœur de prendre soin des autres. « Il voulait aider les gens »
, a par exemple témoigné Dimitri Drekonja (nouvelle fenêtre), chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital pour anciens combattants et professeur de médecine à l’université du Minnesota. « C’était un type super sympa, super serviable, qui s’occupait de ses patients. »
Dans les pages du Guardian
(nouvelle fenêtre), il décrit la victime comme un infirmier « exceptionnel »
et un travailleur acharné. La docteure Aasma Shaukat, qui a déclaré au Washington Post
(nouvelle fenêtre)avoir embauché Alex Pretti il y a bientôt dix ans, se souvient de lui comme « l’âme la plus douce, la plus gentille et la plus aimable que vous ayez jamais rencontrée »
. « Il avait les yeux brillants, il était plein d’énergie, il voulait se lancer dans le domaine de la santé, travailler avec des patients et devenir infirmier
. »
Il voulait « exprimer son souci des autres »
« C’était »un homme bon »
, ont quant à eux écrit Michael et Susan Pretti, les parents d’Alex. Dans un entretien accordé aux agences américaines (nouvelle fenêtre), Michael Pretti décrit son fils né dans l’Illinois comme quelqu’un qui « se souciait profondément des gens et qui était vraiment bouleversé »
par la situation à Minneapolis (nouvelle fenêtre)et les confrontations avec la police de l’immigration. « Il pensait que manifester était un moyen d’exprimer son souci des autres
. » Face à ce mécontentement, les parents de la victime, qui vivent dans le Wisconsin, l’avaient mis en garde contre les risques liés aux manifestations.
Selon l’ex-femme d’Alex Pretti, cet électeur démocrate avait déjà participé par le passé à plusieurs manifestations, dont celles qui avaient suivi la mort de George Floyd en 2020. Sous couvert d’anonymat (nouvelle fenêtre), elle a décrit son ancien conjoint comme quelqu’un qui pouvait invectiver les forces de l’ordre lors d’une manifestation, sans jamais le voir adopter un comportement agressif.
Le chef de la police de Minneapolis, Brian O’Hara a indiqué lors d’une conférence de presse (nouvelle fenêtre)que l’homme habitait la ville et possédait un permis légal de port d’arme, même si aucune image ne démontre à ce stade que la victime en a fait l’usage. Le trentenaire n’était pas non plus connu des services de police.
REPORTAGE – Face à la police anti-immigration, les habitants se révoltent à MinneapolisSource : JT 20h WE
Après le drame, l’administration Trump a balayé les critiques, affirmant aussitôt que l’homme s’apprêtait à mettre en danger les agents. Une version contredite par les nombreuses images analysées par le New York Times
. Parmi les vidéos circulant sur les réseaux sociaux et dont l’authenticité a été confirmée, l’une d’elles montre plusieurs agents avec des gilets affublés du sigle « Police » lutter pour amener une personne au sol puis la frapper plusieurs fois. Un tir résonne alors, les agents s’écartent de l’homme allongé dans la rue, avant de tirer à plusieurs reprises sur lui. Malgré l’appel au calme, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés. Ils continuent à dénoncer ces violences, malgré le froid glacial.










