- Des centaines d’Iraniens se sont réunis à Paris ce samedi 7 mars.
- Depuis plusieurs jours, ils peinent à avoir des nouvelles de leurs proches, alors que la censure du régime empêche les habitants d’accéder aux moyens de communication.
- Une équipe de TF1 a interrogé plusieurs Iraniens inquiets par cette situation.
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Des jours d’angoisse, sans savoir si leurs proches vont bien. Des centaines d’Iraniens se sont rassemblés à Paris ce samedi 7 mars, et s’inquiètent d’être sans nouvelles de leurs proches en Iran, où la censure du régime rend difficile toute communication avec l’extérieur du pays. « L’un de mes frères m’a appelé il y a quatre jours, »
raconte Mansour Bahrami, célèbre joueur de tennis franco-iranien, dans le reportage de TF1 visible ci-dessus. L’appel a duré « une minute, et c’est tout ce que j’ai comme nouvelle. Depuis, je ne sais pas s’ils sont vivants, si la famille a été touchée. »
Les rares conversations que ces Iraniens en France parviennent à avoir avec leur famille leur permettent de mieux comprendre l’ampleur de la situation là-bas, mais les nouvelles ne sont pas bonnes. « Il n’y a aucune sécurité pour les gens qui sont en Iran, qui sont sous les bombardements. Il n’y a pas de sirène, pas d’endroit où ils puissent se réfugier au moment des bombardements »,
déplore une jeune franco-iranienne qui a pu parler à sa mère vendredi.
Des nouvelles au compte-gouttes
Mais à l’heure où le régime iranien tente de contrôler toutes les informations qui quittent le pays, certains Iraniens en France reçoivent des nouvelles étonnantes. C’est le cas de Maneli Mirkhan, conseillère franco-iranienne en sécurité nationale, qui communique régulièrement avec des habitants de Téhéran, et en particulier avec des opposants au régime. Elle raconte à TF1 avoir échangé avec un chauffeur de taxi iranien, qui transportait un soldat du régime : « En passant devant un endroit qui a été frappé par l’armée israélienne, il (le soldat, ndlr) jette son téléphone dans les gravats, en disant au chauffeur de taxi :
‘On est nombreux à faire ça, comme ça ils croient qu’on est morts’. Donc, sous-entendu, ‘on peut déserter.' »
Alors que les frappes s’intensifient à Téhéran, l’angoisse continue de monter pour ces Iraniens sans nouvelles de leurs proches. « Je regarde s’il y a des communications sur WhatsApp, dès que je vois que ça passe, j’essaie. Mais ça sonne sans réponse »
, déplore un Iranien à Paris.











