• Alors qu’il quittera l’Élysée en mai prochain, Emmanuel Macron a déclaré ne pas « exclure » de se briguer un jour à nouveau la présidence de la République.
  • Le chef de l’État reconnaît qu’une nouvelle candidature après deux mandats consécutifs serait « inhabituelle », sans pour autant fermer complètement la porte.
  • La Constitution ne prévoit en effet pas de nombre maximal de mandats au cours d’une vie.

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Il n’a pas encore quitté l’Élysée, mais il envisage peut-être déjà d’y revenir. « Je n’exclus rien« , a déclaré Emmanuel Macron auprès de Variety, qui l’interrogeait sur la possibilité de revenir un jour pour un troisième mandat. « À suivre », a-t-il d’abord plaisanté, avant de rappeler au média américain : « Notre Constitution permet deux mandats consécutifs. Donc je vais finir mon mandat en mai prochain, et les Français éliront quelqu’un d’autre. »

Si son article 6 prévoit en effet que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs », la Constitution ne dit rien sur le nombre maximal de mandats qu’un chef de l’État peut exercer au cours de sa vie. 

« C’était la mission d’une vie, et je suis extrêmement honoré, fier de l’avoir fait durant toutes ces années, et après ça, il faudra que je me réinvente. Mais je n’exclus rien. C’est inhabituel de revenir, mais nous verrons. La vie est inventive, parfois plus que dans les films », a-t-il déclaré, interrogé le 7 septembre dernier en marge du Sommet Lumière, à Saint-Paul-de-Vence, dans les Alpes-Maritimes, qui réunit des professionnels du monde du cinéma, des dirigeants ainsi que des institutions pour échanger sur l’avenir du cinéma.

Il y a quelques mois, Emmanuel Macron se montrait plus catégorique sur un éventuel avenir en politique. En avril dernier, à un an de la fin de sa présidence, il assurait : « Je n’ai pas de plan de carrière. Je n’ai pas fait de politique avant, et je n’en ferai pas après. »

Sur les réseaux sociaux, la déclaration du président de la République ne manque pas de faire réagir, aussi bien auprès de ses soutiens que de ses détracteurs. « Vous n’êtes pas parti qu’il me tarde déjà de votre retour en 2032 », écrit un internaute. « On ne veut pas de ton comeback », fustige un autre.  

Pour d’autres, cette prise de parole est révélatrice d’une certaine ambition politique. « C’est aussi cynique que malin pour satisfaire ses ambitions. Il attend que Marine Le Pen ait réparé tous les dégâts qu’il aura faits dans le pays pour revenir », écrit notamment l’eurodéputé André Rougé, le « monsieur outre-mer » de la candidate du RN. 

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