« Jean-Marc Morandini est à l’antenne, et il y restera. » Cette déclaration du directeur général de Canal+, Gérald-Brice Viret, le 15 janvier, a mal vieilli. Lundi 9 février, en effet, la direction du groupe contrôlé par la famille Bolloré a « pris acte » de la décision de l’animateur « de se retirer de l’antenne [de CNews] immédiatement ». Celui qui a été définitivement condamné pour « corruption de mineurs », après avoir vu son pourvoi en Cour de cassation rejeté le 14 janvier, a proposé de se retirer de la présentation « afin de rétablir le calme nécessaire au travail de la rédaction », indique-t-il dans son communiqué.
Alors qu’elle avait préféré provoquer le départ de Sonia Mabrouk, annoncé vendredi soir par la journaliste, plutôt que se séparer du présentateur de « Morandini Live », la chaîne du groupe Bolloré se retrouve donc subitement privée de deux de ses principales figures, soit trois heures et demie de programmes diffusés entre 10 h 30 et 14 heures.
Le message d’excuses que M. Morandini avait publié sur X, le 30 janvier, et qu’un journaliste avait repris à l’antenne, n’aura pas permis d’étouffer l’incendie qui consume les réseaux et décrédibilise l’antenne dopée aux faits divers. « Il est hors de question pour moi de mettre en danger le travail effectué par CNews pendant toutes ces années », constate le compagnon de route audiovisuel de Vincent Bolloré depuis le lancement, en 2006, de D8, l’ancêtre de C8. M. Morandini ne précise pas si son retrait est provisoire ou définitif, ni s’il continuera de produire des émissions. Contactée, la direction de Canal+ ne le dit pas non plus, mais annonce le prolongement de L’Heure des Pros jusqu’à 11 heures, avant que Thomas Bonnet ne prenne le relais.
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