• C’est la fin d’une marque très populaire, et aussi d’une époque.
  • Le chausseur André a été placé en liquidation judiciaire, après 130 ans d’existence.
  • Une équipe de TF1 vous explique pourquoi.

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Mais où sont-ils passés ? Dans les centres-villes, les magasins André ont tous disparu. Ici remplacé par une boulangerie, là par une marque de prêt-à-porter. Après 130 ans d’existence, le chausseur met définitivement la clé sous la porte. Une nouvelle qui attriste les consommateurs. « André était une bonne marque de chaussures. Et il y a plein de petits magasins comme ça traditionnels qui disparaissent de plus en plus », déplore une cliente dans la vidéo visible en tête de cet article. Une autre consommatrice ressent déjà une certaine nostalgie : « J’emmenais mes enfants, c’était pratique, c’était bien. Les vendeuses étaient sympas. »

 La fin d’une époque, d’une marque qui se voulait à son lancement très novatrice. La promesse des chaussures de qualité à petit prix, le tout en misant sur des slogans devenus cultes. « André, c’est le chausseur sachant chausser que j’ai connu quand j’étais jeune », se souvient une cliente. Le premier slogan d’une très longue série. « André, André, tout va, tout va, tout va bien », fredonnait la publicité. 

Quand tout allait bien, le chausseur français comptait jusqu’à 500 magasins. Il n’y en a plus un seul. Comment l’expliquer ? Il suffit d’abord de baisser la tête, de regarder au sol. Fini les chaussures de ville, remplacées par des baskets, près d’une paire sur deux vendues en France aujourd’hui. A cela s’ajoute aussi la concurrence d’internet et de ces prix toujours plus bas. « Quand vous avez un magasin de chaussures, vous avez un loyer, vous avez du personnel. Vous avez des charges de fonctionnement que certains n’ont pas non plus. C’est vrai que la concurrence est rude », pointe au micro de TF1, Romain Flandrin, président de la fédération des détaillants en chaussures de France. Autrement dit, impossible de s’aligner sur les prix des plateformes Internet. Et les marques traditionnelles en sont les premières victimes : Minelli, San Marina et désormais André. A tel point que le nombre de magasins de chaussures en France a baissé de 23% en 5 ans, selon les derniers chiffres publiés.

La rédaction de TF1info | Reportage Charles DIWO, Georges BRENIER, Nicolas FORESTIER

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