La Fédération française de karaté (FFK) traverse une nouvelle crise avec l’annonce de la démission, vendredi 29 août, de son président, Bruno Verfaillie, élu il y a moins d’un an.
« Bruno Verfaillie a fait le choix de mettre un terme à son mandat commencé en décembre 2024 », écrit l’instance sur son site Internet. Le conseil d’administration de la FFK « prend acte » de sa décision. La Fédération a prévu l’organisation de nouvelles élections « dans les trois prochains mois », est-il ajouté.
La démission de son dirigeant intervient dans un contexte houleux au sein de l’instance, embourbée dans un conflit interne. En décembre 2024, treize personnes, licenciées et responsables actuels ou passés de la FFK, avaient porté plainte contre X pour de « graves dysfonctionnements », notamment de la corruption passive et du trafic d’influence passif.
Ces treize personnes – dont des membres du conseil d’administration, des présidents de ligues régionales ou encore un ancien trésorier – reprochaient à l’ancien président de l’instance, Francis Didier, d’avoir utilisé les moyens de l’institution pour favoriser l’élection de Bruno Verfaillie pour lui succéder.
« Que de temps perdu ! »
Mais le conflit a connu un rebondissement inattendu. D’après le journal L’Equipe, Francis Didier accuse à son tour, dans une lettre à la commissaire aux comptes et au conseil d’administration, son ancien poulain d’avoir profité des moyens de la FFK.
Candidat malheureux à la présidence en décembre 2024, Gilles Cherdieu a fait part à l’Agence France-Presse de son exaspération. « Que de temps perdu ! Si l’avis du CNOSF [le Comité national olympique et sportif français] du 11 mars 2025 [appelant à de nouvelles élections] avait été suivi, nous n’en serions pas là, aujourd’hui. »
« C’est triste pour la FFK, les licenciés, nos disciplines. Attelons-nous vite à de nouvelles élections, et, cette fois-ci, loyales, pour renouveler la gouvernance et reconstruire sur des bases conformes à nos valeurs. Tournons vite cette page », a-t-il ajouté.
Dans l’attente de l’élection d’un nouveau président, l’intérim sera assuré par le bureau exécutif sous la direction du secrétaire général de la FFK, Philippe Dherbécourt, a précisé la Fédération.