Kim Jong-un a été réélu par l’organe législatif de la Corée du Nord à la présidence de la Commission des affaires d’Etat, le poste le plus élevé du pouvoir, a annoncé, lundi 23 mars, l’agence officielle KCNA.
« L’Assemblée populaire suprême de la RPDC (République populaire démocratique de Corée) a réélu le camarade Kim Jong Un président des affaires d’Etat de la République populaire démocratique de Corée lors de la première session, première activité d’Etat de sa 15e législature, le 22 mars », affirme KCNA.
La dépêche précise que la décision d’élire Kim Jong-un au « poste suprême » de l’Etat nord-coréen reflète « la volonté et le désir unanimes de tout le peuple coréen ». Les 687 députés (dont 108 sont des femmes) de la nouvelle assemblée législative avaient été élus le 15 mars, avec un taux de participation de 99,9 %.
La Corée du Nord a été fondée par Kim Il-sung, le grand-père de Kim Jong-un, en 1948. Héritier de la dynastie communiste, Kim Jong-un la gouverne depuis la mort de son père Kim Jong-il fin 2011. Sur le plan institutionnel, le « président éternel » de Corée du Nord est toujours Kim Il-sung, décédé en 1994. Dans la pratique, le pouvoir est détenu par Kim Jong-un qui est à la fois président des affaires d’Etat et secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée, le parti unique.
Amendements constitutionnels
M. Kim s’appuie, pour gouverner, sur un petit cercle de fidèles, parmi lesquels sa sœur Kim Yo Jong, récemment promue au poste de directrice de département au sein du Comité central du Parti. Selon le texte de KCNA, l’hémicycle à Pyongyang était dimanche 22 mars « imprégné de la conscience politique extraordinaire et de l’enthousiasme révolutionnaire » des membres nouvellement élus.
Des photos publiées par KCNA montrent M. Kim en costume occidental assis au centre de la scène, entouré de hauts responsables, devant deux statues géantes représentant son père et son grand-père. L’Assemblée a par ailleurs reconduit Choe Son Hui au poste de ministre des affaires étrangères, qu’elle occupe depuis 2022, et Pak Thae Song au poste de premier ministre.
Des analystes estiment que la session actuelle de l’Assemblée pourrait être amenée à examiner des amendements constitutionnels, qui pourraient notamment inscrire formellement les relations intercoréennes comme celles entre « deux Etats hostiles ».











