Elsa Klée est une jeune autrice de bande dessinée (BD). A 31 ans, elle vient de publier son premier album, chez Cambourakis, et a intégré, à Marseille, l’Atelier des héroïnes, composé de 12 femmes, dont elle est la plus jeune : d’autres autrices, mais aussi des éditrices, une illustratrice et une documentaliste. Dans ses premières années de pratique, elle a jonglé entre les petits boulots : serveuse, caissière… avant de trouver d’autres revenus complémentaires, en participant à des ateliers dans des écoles et des bibliothèques. Si elle a occasionnellement été malade, elle n’a jamais posé de congé maladie. « Je sais que c’est possible, avec la Sécurité sociale des artistes-auteurs, mais que c’est très compliqué, comme pour les congés maternité… »
Elsa Klée est loin d’être une exception : parmi les autrices et les auteurs de BD, rares sont ceux qui se lanceront dans la moindre démarche pour faire valoir leurs droits sociaux, comme le montre l’enquête décennale des Etats généraux de la bande dessinée, qui sera présentée, lundi 23 mars, à l’Assemblée nationale et dont Le Monde a eu connaissance en exclusivité.
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