Parfois, la brume est telle dans les montagnes du Guizhou que certains touristes chinois qui font le déplacement jusque dans cette région reculée du sud du pays ne voient même pas la parabole de 500 mètres de diamètre qui s’étend sous leurs yeux entre les pics karstiques. Cette fois, néanmoins, nous sommes ébahis en découvrant enfin, après une marche haletante, le plus grand radiotélescope sphérique de la planète, un bol gigantesque de la superficie de 30 terrains de football devenu un symbole parmi d’autres de l’ascension de la Chine en une puissance scientifique incontournable.
Le FAST (Five-hundred-meter Aperture Spherical Telescope), plus connu en Chine sous le nom « Tianyan », l’« œil du ciel », est l’un des attributs lui permettant de multiplier les découvertes astronomiques, un domaine dans lequel ce pays était un acteur encore insignifiant il y a seulement quelques années. Les plus de 4 000 plaques d’aluminium triangulaires qui tapissent le télescope sont maintenues par un maillage complexe de câbles, tandis que sa cabine focale de 30 tonnes se déplace au-dessus du vide grâce à six autres câbles pour régler l’axe d’observation.
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