• Dans son édition du 9 août, le quotidien britannique « The Telegraph » révèle que des drones de la Royal Navy contenaient des composants chinois qui transmettaient des informations à Pékin.
  • « Ça touche toutes les armées du monde, même éventuellement les armées américaines », prévient sur LCI Valérie Niquet, spécialiste des relations internationales et des questions stratégiques en Asie à la FRS.

La Chine a-t-elle infiltré la Royal Navy britannique ? C’est en tout cas la crainte de cette dernière. Le 9 août dernier, nos confrères du quotidien The Telegraph ont publié un article révélant la présence, dans des drones de surveillance K3 Scout, de composants fabriqués en Chine qui transmettaient des informations à Pékin.

La possibilité de récupération détournée d’informations inquiète les plus hautes sphères de l’armée britannique, et pourrait concerner d’autres pays. « La Chine est l’usine du monde, (…) ça touche toutes les armées du monde d’ailleurs, même éventuellement les armées américaines« , détaille Valérie Niquet, spécialiste des relations internationales et des questions stratégiques en Asie à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

La spécialiste ajoute que la vraie difficulté se situe au niveau de la traçabilité des pièces concernées : « Elles sont fournies par des entreprises, parfois occidentales, et non pas directement par des entreprises chinoises. (…) C’est quelque chose dont les experts, y compris dans tous les milieux gouvernementaux liés à la sécurité, sont conscients, mais peut-être pas suffisamment. »

La découverte de cette information coïncide avec l’envoi potentiel des drones de la Royal Navy dans des opérations au détroit d’Ormuz. Pour le moment, l’armée britannique ignore encore quel type de données a pu être récupéré par la Chine.

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