La France insoumise (LFI) et Les Ecologistes appellent à un rassemblement, dimanche 6 avril, place de la République à Paris, contre l’extrême droite, alors que le Rassemblement national (RN) organise le même jour dans la capitale un meeting de soutien à Marine Le Pen après sa condamnation judiciaire.
« Ne laissons pas l’extrême droite faire sa loi », écrit le parti de Jean-Luc Mélenchon sur le réseau social X, jeudi. « Oui, l’Etat de droit est bien sacré et intangible. Venez le rappeler. Dimanche », a fait savoir de son côté, sur le même réseau, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier.
Le parti Génération.s, fondé par Benoît Hamon, a également relayé cet appel à mobilisation contre « l’extrême droite [qui] attaque la justice, les magistrats, l’Etat de droit ». Le syndicat Solidaires y participera aussi, sa codéléguée Murielle Guilbert expliquant à l’Agence France-Presse qu’« il y avait urgence à dire qu’on ne laisse pas la place au RN ». Le président de l’Union syndicale lycéenne, Manès Nadel, a aussi confirmé appeler au rassemblement, à l’instar d’autres organisations de jeunesse.
Prise de parole attendue de Marine Le Pen
Les députés « insoumis », annonçant leur présence à ce rassemblement, ont aussi évoqué la participation de l’association Attac, de l’organisation antifasciste Jeune Garde et de deux organisations de jeunesse classées à gauche, l’Union étudiante et l’Union syndicale lycéenne.
Au même moment dimanche, le parti présidentiel Renaissance organise un meeting, prévu depuis plusieurs semaines, à la Cité du cinéma à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où quelque 5 000 personnes sont attendues. Censé marquer le « nouveau chapitre » ouvert au sein du parti présidentiel depuis sa prise de contrôle par Gabriel Attal, l’événement va rassembler pour la première fois depuis la dissolution de l’Assemblée nationale, en juin 2024, les principales figures du camp présidentiel, d’Edouard Philippe à François Bayrou. Après la condamnation de Mme Le Pen et les critiques contre cette décision par l’extrême droite, M. Attal veut faire de ce rassemblement un meeting « pour défendre la démocratie, la République et nos valeurs », a-t-il fait savoir.
De son côté, le Rassemblement national entend protester contre la condamnation de sa cheffe de file pour détournement de fonds publics à quatre ans de prison – dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, à une amende de 100 000 euros et à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, dans l’affaire des assistants parlementaires européens. Mme Le Pen – qui a fait appel, avec nouveau procès qui pourrait intervenir d’ici l’été 2026 –, devrait prendre la parole devant ses partisans dimanche, de même que Louis Aliot, Jordan Bardella et Eric Ciotti.