La République hellénique n’a pas attendu la guerre en Ukraine ni le plan de défense européen pour investir massivement dans ses forces armées. Mercredi 2 avril, elle a confirmé cette préférence pour la dépense militaire. C’est en effet, ce jour, que le premier ministre conservateur, Kyriakos Mitsotakis, et son ministre des armées, Nikos Dendias, ont présenté devant le Parlement hellénique, leur ambitieuse réforme de la défense nationale, qui prend forme à travers un programme d’investissement de 25 milliards d’euros sur douze ans (2025-2036).
Annoncée dès novembre 2024, cette refonte majeure, qualifiée de « plus grande réforme de l’histoire du pays » par le gouvernement, a pour objectif principal de moderniser l’arsenal militaire et les systèmes de défense grecs, afin de « faire face aux défis du XXIe siècle ».
Dès les premières minutes de sa prise de parole, Kyriakos Mitsotakis a mentionné, non sans satisfaction, le projet « réarmer l’Europe » de la présidente la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ainsi que la clause dérogatoire du Pacte de stabilité et de croissance permettant aux Etats de l’Union européenne (UE) d’augmenter leurs dépenses militaires. « La Grèce parle depuis longtemps d’une stratégie d’autonomie [en armement] de l’UE. Nous étions pourtant peu, au début, à soutenir cette position », a souligné le chef d’Etat devant les députés.
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