La flambée des prix du pétrole, alimentée par les tensions au Moyen-Orient, pourrait offrir un répit inattendu au Kazakhstan. Porté par un baril de brent autour de 100 dollars (87,40 euros), ce géant économique d’Asie centrale, détenteur de la douzième réserve mondiale de pétrole, voit son économie temporairement soutenue, après des mois de perturbations liées à la guerre en Ukraine.
Dans cet Etat grand comme cinq fois la France, l’or noir occupe une place centrale. Exploités par des consortiums internationaux depuis l’indépendance de l’Union soviétique en 1991, les grands gisements de Tengiz, Kachagan et Karachaganak, sont situés dans l’ouest du pays. Le pétrole et le gaz représentent entre 17 % et 20 % du produit intérieur brut, jusqu’à un tiers des recettes budgétaires et près de la moitié des exportations. Majoritairement orienté vers les marchés occidentaux, le pétrole kazakh couvre environ 6 % des importations de l’Union européenne.
« Un conflit armé est toujours très néfaste, mais il a aussi des conséquences économiques, notamment la hausse des prix du pétrole. Pour le Fonds national et le budget républicain, dans ce cas précis, c’est un point positif », a déclaré, le 6 mars, Timour Suleïmanov, président de la Banque nationale du Kazakhstan.
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