« Nous portons tous des masques », lâchait Val Kilmer, enveloppé dans l’épaisse combinaison noire de l’homme chauve-souris dans Batman Forever (1995). Bel acteur de grande taille à la toison blonde, mâchoire carrée et bouche sensuelle, il avait tout pour devenir un playboy de plus dans les superficielles années 1980 et 1990, mais il a choisi la voie du masque et des transformations.
Il fut pilote de chasse dans le fuselé Top Gun (1986), de Tony Scott, un as graveleux de la gâchette dans le western Tombstone (1993), de George Pan Cosmatos, voleur international aux prises avec la mafia russe dans Le Saint (1997), de Phillip Noyce. Ses talents de chanteur l’ont en outre disposé à se faire le double de fiction d’une belle galerie de rock stars, en Jim Morrisson mimétique dans The Doors (1991), d’Oliver Stone, ou en Elvis imaginaire dans True Romance (1993), de Tony Scott. Coup du sort, c’est la voix suave de l’acteur qui fut frappée, il reçut en 2015 un diagnostic de cancer de la gorge dont le traitement avait endommagé ses cordes vocales. Il est mort des suites d’une pneumonie à Los Angeles le 1er avril, à l’âge de 65 ans.
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