« Quand j’ai demandé ce prêt, j’avais 17 ans, aucune carte bancaire et aucune idée que ça allait me peser pour le reste de ma vie », soupire Eloise Burns, 27 ans. Comme elle, 5,8 millions d’étudiants anglais et gallois ont contracté entre 2012 et 2023 un prêt gouvernemental, appelé Plan-2, pour payer leurs frais de scolarité très coûteux : 9 000 livres sterling, soit environ 10 400 euros à débourser pour chaque année de licence étudiée.
Les termes de ce Plan-2 sont simples : le gouvernement avance les frais sous forme de prêt, que les futurs diplômés rembourseront ensuite chaque mois, via une ponction de leur salaire, pendant trente ans. A cela s’ajoutent des intérêts à taux variables, alignés avec l’inflation, qui font grimper le montant de la dette.
Au lycée, les professeurs d’Eloise lui conseillent d’aller à l’université et de prendre ce prêt. « Mes parents travaillent dans la finance, ils pouvaient payer mes frais de scolarité mais on nous a dit que le prêt, c’était la meilleure des solutions, que tous les étudiants faisaient ça. » Elle contracte donc un prêt de 43 000 livres (49 800 euros) pour étudier trois ans à l’université de Reading (Berkshire). Depuis, des taux d’intérêt impressionnants se sont ajoutés à son prêt. Elle doit maintenant 57 000 livres (66 000 euros) au gouvernement britannique.
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