Si l’ère de la pilule, du stérilet ou de l’implant n’est pas révolue, les dispositifs hormonaux rebutent de plus en plus de femmes pour des raisons médicales, économiques ou culturelles. En France, l’utilisation de la contraception régulière a reculé de 4,2 % en 2025 et a chuté de plus de 17 % depuis 2019, selon le baromètre publié en janvier par l’organisme NèreS, qui représente des laboratoires pharmaceutiques. Un déclin qui rend les méthodes alternatives indispensables.
Parmi les nouveaux champs de recherche investis figurent les anticorps contraceptifs. Le principe est de concevoir en laboratoire des anticorps modifiés qui empêchent la fécondation. A la différence d’un vaccin, où un antigène est injecté dans le corps humain pour provoquer une réponse du système immunitaire, cette immunisation passive serait mieux contrôlée et moins invasive.
« Les anticorps que l’on crée n’activent pas les cellules tueuses comme le font les “vrais” anticorps produits naturellement par le corps quand il y a un agent infectieux. Ce sont des anticorps très spécifiques, qui sont programmés pour cibler une fonction et pour avoir une durée d’action limitée. Le système immunitaire n’est jamais sollicité », détaille Eric Reiter, chercheur à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) et coordinateur d’un projet subventionné par la Fondation Gates jusqu’en 2025.
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