- Attaquée en justice par le gouvernement français pour « manquement », la plateforme australienne Kick a décidé de répliquer.
- Elle critique cette démarche judiciaire et accuse Paris de « tirer parti » de la mort en direct du streamer Jean Pormanove.
Dix jours après la mort en direct sur Kick du streamer Jean Pormanove, de son vrai nom Raphaël Graven, la plateforme australienne a accusé, jeudi 28 août, le gouvernement français de « tirer parti »
de cet événement tragique. Cette critique fait suite à la démarche judiciaire envisagée par la ministre française déléguée au Numérique Clara Chappaz à l’encontre de Kick pour « manquement »
, alors même que l’entreprise australienne s’est engagée mercredi à coopérer pleinement avec la France.
« Nous sommes déçus d’apprendre que les médias ont été informés des démarches de la ministre avant Kick. Cela suggère qu’il ne s’agirait pas de la protection des créateurs, ni de celle des clients ou du bien-être de l’industrie, mais plutôt d’un discours politisé qui tirerait parti d’une perte individuelle tragique »
, écrit la plateforme dans un communiqué.
Deux enquêtes ont été ouvertes en parallèle, les procureurs français voulant déterminer si l’application a diffusé « en connaissance de cause »
des « vidéos d’atteintes volontaires à l’intégrité de la personne »
.