La réforme du mode de scrutin de Paris, Lyon et Marseille a enfin sorti la tête de l’eau, mercredi 2 avril. Après des années passées dans les méandres parlementaires, après avoir été plusieurs fois repoussée, la proposition de loi visant à réformer le système électoral pour les municipales dans les trois plus grandes villes de France a été approuvée en commission des lois de l’Assemblée nationale, présageant d’une possible adoption en séance la semaine prochaine.
Le texte, qui revient sur la loi « Paris, Lyon, Marseille » (PLM) de 1982 en dissociant l’élection des conseils municipaux de ces villes et celle des conseils de secteur (ou d’arrondissement) avec deux scrutins distincts, a bénéficié d’un accord transpartisan inhabituel.
L’auteur principal du texte, le député (Renaissance) de Paris Sylvain Maillard et le rapporteur (MoDem) Jean-Paul Mattei (Pyrénées-Atlantiques), ont ainsi pu compter sur les voix du Rassemblement national (RN), de La France insoumise (LFI) et du député (Parti socialiste, PS) des Bouches-du-Rhône Laurent Lhardit, pour faire passer leur réforme. Celle-ci est également vivement soutenue par la ministre de la culture – et maire du 7e arrondissement de Paris –, Rachida Dati, qui a annoncé, mardi, avoir repris sa carte au parti Les Républicains (LR).
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