- Frédéric Péchier a été condamné à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 morts.
- L’anesthésiste a réclamé sa remise en liberté pour préparer son procès en appel.
- Celle-ci a été rejetée par la cour d’appel de Besançon puis par la Cour de cassation.
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L’ex-anesthésiste Frédéric Péchier jugé pour une affaire d’empoisonnements hors norme
Frédéric Péchier reste derrière les barreaux. Ce mardi 12 mai, la Cour de cassation a rejeté le recours de l’anesthésiste qui réclamait sa remise en liberté pour préparer son procès en appel, a-t-on appris de source judiciaire. Le médecin de 54 ans a été condamné en décembre 2025 à perpétuité pour 30 empoisonnements dont 12 mortels.
Le 11 février dernier, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Besançon avait déjà rejeté sa demande de remise en liberté, estimant qu’elle provoquerait un « trouble à l’ordre public ».
En outre, selon elle, l’accusé risquerait de faire pression sur les témoins et il n’est pas garanti qu’il se présenterait à son procès en appel, prévu à Lyon, à une date encore non déterminée. Les avocats de l’anesthésiste avaient ensuite déposé un recours en cassation contre cette décision.
« Quasi aucune chance d’aboutir »
« Les parties civiles sont soulagées »
par le rejet de ce recours, « même si elles savaient que le pourvoi en cassation n’avait quasi aucune chance d’aboutir »
, a déclaré à l’AFP l’avocat Frédéric Berna, qui défend de nombreuses victimes et familles de victimes. « Aujourd’hui, notre attention est tournée vers la cour d’appel de Lyon qui est désormais en charge de ce dossier et vers la réunion préparatoire »
du procès en appel programmée le 2 juin, a-t-il ajouté. La défense n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.
Incarcéré depuis le verdict de la cour d’assises du Doubs, le 18 décembre, Frédéric Péchier a toujours clamé son innocence.
Au terme d’un procès fleuve de plus de trois mois, il a été reconnu coupable d’avoir, entre 2008 et 2017, empoisonné 30 patients – dont 12 sont morts – en polluant des poches de perfusion, dans le but de nuire à des confrères avec qui il était en conflit. Il n’avait pas été incarcéré pendant l’instruction et a comparu libre pendant son long procès à Besançon

