• L’activité sportive est essentielle pour le maintien du bon fonctionnement du corps.
  • La respiration varie en fonction de l’intensité de l’effort et permet d’améliorer ses performances.
  • Quelques bonnes pratiques permettent de ne pas se retrouver le souffle court en pleine activité physique.

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L’activité physique est remplie de bienfaits pour l’organisme. Elle lutte contre la sédentarité, permet la production d’endorphines et crée un vrai lien social. Seulement voilà, parfois, au milieu de votre séance de sport, vous vous retrouvez à bout de souffle. Rassurez-vous, avec de l’entraînement et de la persévérance, vous pourrez améliorer vos performances et arrêter d’avoir le souffle coupé.

Qu’est-ce que le souffle ?

La respiration pendant la pratique sportive indique l’intensité de l’effort. Le souffle est aussi très important dans la performance sportive car, sans lui, on ne peut pas tenir sur la durée. « Plus de la moitié des Français (53%) déclarent présenter au moins un symptôme respiratoire, tels que le nez bouché (26 %) et la fatigue à l’effort (25%) », détaille, dans un état des lieux des connaissances des Français sur la santé respiratoire, la Fondation du souffle qui lutte contre les maladies respiratoires.

La respiration englobe l’inspiration et l’expiration, deux fonctions qui permettent une bonne oxygénation du corps, et notamment des muscles, en amenant l’oxygène et en rejetant le dioxyde de carbone. Ces mouvements respiratoires, possibles notamment grâce au diaphragme, peuvent se travailler. Comme tout autre muscle, vous pouvez l’entraîner et développer votre souffle pendant la pratique sportive.

Pourquoi est-on essoufflé ?

« On peut estimer que le souffle est bon lorsqu’il est capable de s’adapter à nos besoins en oxygène, besoins qui diffèrent d’une personne et d’une situation à l’autre, indique à Santé Magazine le Dr Jean-Philippe Santoni, pneumologue. Ils peuvent doubler au cours de l’activité physique chez des personnes peu entraînées, augmenter de 20% sur le coup d’une émotion intense comme la colère, la peur ou le plaisir, et de 30% chez les femmes enceintes lors d’un effort modeste. »

Le manque de souffle vient principalement d’une trop grande sédentarité. Pratiquer une activité physique est donc essentiel pour améliorer sa condition. Et la régularité est la clé. Pour être en forme, deux à trois heures d’exercices par semaine sont nécessaires, préconise le pneumologue, avec au moins 30 minutes d’effort d’affilée.

Comment bien gérer son souffle pendant l’effort ?

Pour ne pas finir essoufflé trop rapidement, il est important de pratiquer son sport progressivement. L’échauffement ne doit pas être négligé car il permet au corps de se mettre en condition et de s’habituer à l’effort. De la même manière, n’arrêtez pas votre activité d’un seul coup. Si vous êtes en train de courir, finissez par marcher cinq minutes pour reprendre votre souffle et faire redescendre votre rythme cardiaque.

Il nous arrive parfois, dans l’effort, de retenir notre souffle alors qu’il est justement là pour nous aider à mieux vivre l’effort. Notre respiration doit être profonde et régulière, rappelle Intersport. L’expiration doit être plus longue que l’inspiration. Il faut donc réussir à se concentrer dessus durant les exercices pour bien maîtriser son souffle.

Savoir jauger son effort

Rien ne sert de courir, il faut partir à point. Ce dicton s’applique tout à fait dans le travail du souffle. Vos exercices et votre pratique doivent être adaptés à votre niveau. Vous devez écouter votre corps et veiller à ne pas dépasser vos capacités physiques. « Quand le souffle ne suit plus, que l’effort devient pénible, c’est qu’on a dépassé son seuil ventilatoire », rappelle à Décathlon le médecin François Jounieaux.

Les sports d’endurance comme le vélo, la course à pied, la marche nordique ou encore la natation, sont parfaits pour travailler son souffle. Il est possible de mixer des exercices d’endurance fondamentale, pour travailler sa capacité respiratoire, et des fractionnés, où l’effort est très intense pendant un laps de temps court. « Une activité en endurance est une activité physique qu’on est capable de tenir sur la durée avec une respiration haletante », précise le médecin. Le fractionné, lui, « va sur-stimuler le corps de manière intermittente. Le cœur apprend à accélérer et décélérer rapidement. On peut ainsi tenir un effort plus soutenu et plus longtemps ».

Mon souffle est-il normal ?

Un essoufflement anormal lors de l’effort peut mener à consulter un médecin. S’il est soudain ou s’accompagne de douleurs thoraciques, d’une toux, d’une respiration bruyante ou encore de palpitations cardiaques, mieux vaut demander un avis médical, rappelle le site de l’Assurance maladie. De même, si vous souffrez d’asthme ou d’une pathologie respiratoire, demandez toujours l’avis d’un professionnel avant toute pratique sportive.

Victoria FOUILLARD pour TF1 INFO

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