Il n’y a eu « aucune pression des Etats-Unis » dans le dossier d’Andrew et Tristan Tate, a assuré, sans réellement convaincre, le premier ministre roumain Marcel Ciolacu, jeudi 27 février, après leur départ pour les Etats-Unis. Ces deux influenceurs masculinistes, mis en cause dans une vaste enquête pour trafic d’êtres humains et viol dans le pays, ont quitté la Roumanie plus tôt dans la journée à bord d’un jet privé de location, à destination de Fort Lauderdale (Floride), où ils sont arrivés dans la soirée.
Mais comment expliquer autrement le soudain revirement du parquet de Bucarest, qui, à la surprise générale, a accepté de rendre aux deux hommes leurs passeports, alors qu’ils étaient jusque-là assignés à résidence ? Deux semaines plus tôt, l’émissaire spécial de Donald Trump, Richard Grenell, avait rencontré le ministre des affaires étrangères roumain, Emil Hurezeanu. Lors de cette entrevue, M. Grenell, admirateur déclaré d’Andrew Tate, avait précisément demandé au ministre d’autoriser les deux frères à voyager, comme l’avait révélé le Financial Times.
Soutiens à l’extrême droite
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