Benyamin Nétanyahou s’apprête à poser, mercredi 2 avril, un pied dans l’Union européenne (UE) pour la première fois depuis qu’il est visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI). Et, sans surprise, c’est la Hongrie de Viktor Orban qui va ouvrir ses portes au premier ministre israélien ; ce dernier devrait passer près de six jours à Budapest sans craindre d’être arrêté.
Après que la Cour de La Haye eut émis son mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, le 21 novembre 2024, le dirigeant nationaliste hongrois s’était empressé d’annoncer que son pays ne le respecterait pas. Même si la Hongrie a ratifié le traité de la CPI en 2001 durant le premier mandat de M. Orban, ce dernier a lancé, dès le 22 novembre, une invitation à son homologue israélien en lui garantissant que son pays « ne suivrait pas les termes » d’un mandat qualifié de « cynique ».
Les deux dirigeants, qui sont devenus des figures de la vague illibérale internationale, devraient afficher leur proximité idéologique lors d’une conférence de presse annoncée pour jeudi. Le premier ministre israélien a en effet absous M. Orban depuis longtemps pour ses tirades aux relents antisémites contre le milliardaire juif américain d’origine hongroise George Soros. Leur rapprochement, qui s’est amorcé sur la base de leur combat commun contre l’Etat de droit, s’est accéléré dernièrement à la faveur de l’offensive israélienne à Gaza, à laquelle le pouvoir hongrois a apporté un soutien inconditionnel.
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