- Jeudi, le géant des produits laitiers Lactalis a annoncé qu’il allait devoir « répercuter » l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs.
- Le groupe cherche toutefois à le « minimiser en fonction des catégories » de produits.
Là aussi, la facture va s’alourdir. Le géant laitier français Lactalis (marques Président, Lactel, Galbani) a annoncé jeudi 16 avril qu’il allait devoir « répercuter »
l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur ses prix de vente aux consommateurs, tout en cherchant à le « minimiser en fonction des catégories »
de produits.
Les hostilités dans la région depuis fin février ont « un impact important sur les coûts, à la fois sur les transports et les emballages »
, a expliqué Emmanuel Besnier, son PDG, lors de la présentation des résultats annuels 2025. Il a évoqué la « nécessité d’aller répercuter ça auprès de nos clients »
.
Son directeur général des opérations, Thierry Clément, a de son côté assuré que le groupe voulait « minimiser (cet) impact en fonction des catégories »
de produits, tout en estimant le surcoût lié au conflit à « plusieurs dizaines de millions d’euros »
pour le groupe basé à Laval, dans l’ouest de la France.
Lactalis a annoncé jeudi avoir enregistré un chiffre d’affaires de 31,2 milliards d’euros en 2025, en hausse de 2,9% sur un an, malgré le « fort impact »
des taux de change sur ses activités, principalement aux États-Unis, son deuxième marché. Le bénéfice net de Lactalis a progressé de près de 50%, passant sur un an de 359 millions à 528 millions d’euros, après un exercice 2024 marqué par le règlement d’un litige avec le fisc français qui avait plombé son résultat net.
En 2025, « dans un contexte assez compliqué »
marqué par « l’instabilité »
au niveau mondial, entre taxes douanières mises en place par les États-Unis puis la Chine, crises géopolitiques ou encore « la hausse importante du prix du lait »
de vache, Lactalis a su « continuer sa croissance »
, a aussi fait valoir Emmanuel Besnier, à sa tête depuis 2000.
Interrogé enfin sur les rappels de laits infantiles qui ont émaillé le secteur entre décembre 2025 et le début d’année, y compris chez Lactalis, Emmanuel Besnier a déploré « des problématiques compliquées, dramatiques »
, tout en assurant que « l’alimentation n’a jamais été aussi sûre et saine »
. « Quand il y a un accident, ça prend des proportions bien plus grandes qu’avant »
, a-t-il estimé.









