Quinze ans après l’accident de la centrale de Fukushima, qui avait confirmé la sortie définitive du nucléaire du pays, l’Allemagne continue de se disputer sur les questions énergétiques. En témoigne la déclaration du chancelier, Friedrich Merz, le 15 janvier : « L’abandon du nucléaire a été une erreur stratégique grave. » Il a affirmé que cette décision avait conduit à « la transition énergétique la plus chère du monde », brocardant l’une des décisions emblématiques d’Angela Merkel, chancelière de 2005 à 2021.
La sortie n’a pourtant pas suscité la réaction émotionnelle qui aurait été attendue dans les années 2010, signe que le débat s’est déplacé : moins idéologique, il est plus centré sur les coûts et la sécurité d’approvisionnement, le retour au nucléaire restant peu probable. De nombreux économistes de l’énergie estiment que la décision politique de sortir de manière concomitante de l’atome et du charbon a fragilisé la sécurité des approvisionnements énergétiques du pays. Elle a aussi contribué à maintenir des prix élevés dans un pays très industrialisé et à renforcer la dépendance au gaz russe jusqu’en 2022.
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