Toutes les grandes crises financières du XXe et du XXIe siècle sont-elles nées aux Etats-Unis ? Pas la Grande Dépression (1929), assurait un papier de recherche publié en 2010 par le National Bureau of Economic Research, selon lequel la France avait joué un « rôle central » dans le déclenchement de ce cataclysme économique.
Pour la tempête financière de 2007-2008, en revanche, aucun doute. Le mal qui a ravagé l’économie mondiale a germé sur le marché du crédit immobilier américain. Et la prochaine ? Jamie Dimon, le PDG de J.P. Morgan, établit déjà des parallèles entre la crise des subprimes et la situation actuelle à Wall Street.
« Malheureusement, nous avons vu cela en 2005, 2006 et 2007 », a lâché le patron de la première banque américaine, lors d’une présentation, lundi 23 février, à New York, rappelant l’euphorie de ces années-là : « La marée montante soulevait tous les bateaux, tout le monde gagnait beaucoup d’argent, les gens tiraient parti de leur effet de levier au maximum. Le ciel était la limite. » Et d’ajouter quant à un retournement de cycle : « Je suis très inquiet à ce sujet. Je ne suis pas rassuré par le fait que les prix des actifs soient élevés. En fait, je pense que cela augmente le risque. »
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