« Est-ce qu’on va continuer à exiger la maîtrise de la langue pour nos équipes chargées de la gestion des sinistres internationaux ?, s’interrogeait récemment le DRH de la Macif, Nicolas Llorens. Je dois conserver l’intérêt au travail des salariés sans être rattrapé par la pression économique », confie-t-il. Les capacités de traduction instantanée de l’intelligence artificielle (IA) ont rapidement séduit les entreprises. A fortiori dans un contexte de globalisation de l’économie et d’internationalisation des sociétés, qui oblige à développer ses activités dans des environnements multilingues. Il suffit désormais de cliquer sur une icône ou d’activer une application pour rédiger un mail en anglais, déchiffrer la proposition commerciale d’une entreprise brésilienne ou indienne, traduire un tutoriel allemand ou recevoir le compte rendu en français d’une réunion où l’on n’est pas sûr d’avoir tout compris, et ce tant à l’oral qu’à l’écrit.
Pourtant, le recours aux formations linguistiques ne faiblit pas. En 2025, en France, une formation professionnelle sur cinq a concerné l’apprentissage ou le perfectionnement d’une langue étrangère. De même, en 2025, 10 % des offres d’emploi sur le site de Welcome to the Jungle mentionnaient l’anglais, contre moins de 7 % en 2024, et 5,5 % en 2023.
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